Techniques de reconstruction

Les perspectives prometteuses du scanner synthétique aux JFR 2024

Aux JFR 2024, une session sur le scanner du futur s’est intéressée au principe et aux applications du scanner synthétique. Cette technologie permet de diminuer la dose, d’améliorer le diagnostic et de mettre en place un worflow uniquement basé sur l’IRM en radiothérapie, avec des applications en ostéoarticulaire, en neurologie et sur le pelvis.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 08/10/24 à 15:00, mise à jour le 30/10/24 à 16:26 Lecture 4 min.
Guillaume Herpe JFR 2024, session scanner du futur

« Le principe du scanner synthétique est de générer des images qui ressemblent à du scanner à partir d’une autre modalité », a expliqué Guillaume Herpe. © Jérôme Hoff

L’intelligence artificielle remplacera-t-elle le scanner ? Cette question en forme de provocation a servi d’introduction à une présentation de Guillaume Herpe, radiologue au CHU de Poitiers (86) sur le scanner synthétique aux Journées francophones de radiologie, dimanche 6 octobre 2024.

Générer des images à partir d’une autre modalité

« Le principe du scanner synthétique est de générer des images qui ressemblent à du scanner à partir d’une autre modalité, entame-t-il. Dans la majorité des travaux exploratoires sur le sujet, la modalité d’origine est l’IRM, mais il y en existe aussi qui partent du cone beam ou de la radiographie. »

Des réseaux antagonistes génératifs

De nombreuses techniques existent pour opérer cette « transmodalité » grâce à des outils de reconstruction, explique-t-il. Les deux principales se basent pour la première sur la densité apparente, pour la deuxième sur la performance de réseaux de neurones de type GAN, pour generative adversarial network  (réseaux antago

Il vous reste 82% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Jérome Hoff

Rédacteur en chef adjoint BOM Presse Clichy

Voir la fiche de l’auteur

Bibliographie

  1. Lennart B. O. J., Chen M., Elewaut D. et al, « MRI-based Synthetic CT in the Detetion of Structural Lesions in Patients with Suspected Sacroiliitis : Comparison with MRI », Radiology, décembre 2020, vol. 298, n° 2. DOI : 10.1148/radiol.2020201537
  2. Shcherbakova Y. M., Lafranca P. P. G., Foppen W. et al, « A multipurpose, adolescent idiopathic scoliosis-specific, short MRI protocol : A feasibility study in volunteers », European Journal of Radiology, août 2024, vol. 177, n° 111542. DOI : 10.1016/j.ejrad.2024.111542
  3. Longuefosse A., Raoult J., Benlala I. et al, « Generating High-Resolution Synthetic CT from Lung MRI with Ultrashort Echo Times : Initial Evaluation in Cystic Fibrosis », Radiology, juillet 2023, vol. 308 (1) : e230052. DOI : 10.1148/radiol.230052

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Le fil Docteur Imago

17 Juil

16:00

Des chercheurs nord-américains ont adapté un modèle d'apprentissage profond pour la segmentation de la composition corporelle (muscle, os, graisse) à partir des images scanner volumétriques allant des vertèbres L2 à L4. La méthode s'est montrée plus précise que la technique standard, basée sur une seule coupe axiale en L3, se félicitent-ils dans EJR.

13:30

La TEP-TDM au meta-[18F] fluorobenzylguanidine ([18F]-mFBG) pourrait constituer une alternative plus efficace à la TEMP-TDM au [123I]-metaiodobenzylguanidine (MIBG) pour la stadification et l'évaluation de la réponse tumorale des neuroblastomes, conclut une étude présentée dans Pediatric Radiology.

7:42

GE Healthcare et la Mayo Clinic à Rochester (Minnesota) annoncent leur coopération autour d'un essai sur le traitement du cancer de la prostate par radioligands. L'étude MI-BET évaluera si l'utilisation de marqueurs biologiques et d'imagerie permet de mieux personnaliser les traitements, par exemple en espaçant les séances.
16 Juil

16:59

Une étude rétrospective compare les biopsies mammaires guidées par tomosynthèse et par échographie pour les lésions mammaires non calcifiées, en évaluant leurs caractéristiques et leurs performances diagnostiques. Les résultats montrent que l'échographie présente une meilleure valeur prédictive positive et que la tomosynthèse reste une alternative pertinente lorsque la lésion n'a pas de corrélat échographique définitif.

13:46

En angioscanner de la tête et du cou, associer une technologie de reconstruction d'image par apprentissage profond à une acquisition de basse énergie (80 kVp) permet de diminuer les doses de radiation (-36 %) et de produit de contraste (-26%) en améliorant la qualité d'image par rapport au protocole standard (100 kVp et reconstruction itérative), conclut un article dans EJR.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR