Oncologie interventionnelle

L’utilité de la privation veineuse sus-hépatique au cœur des débats

Une session du congrès de la Société française d’imagerie cardiovasculaire, en juin dernier, a fait le point sur les controverses en oncologie interventionnelle hépatique. Deux radiologues ont débattu de l'utilité de la privation veineuse sus-hépatique.

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Le 28/09/18 à 15:00, mise à jour hier à 15:07 Lecture 6 min.

Le radiologue lyonnais Pierre-Jean Valette n'est « pas parfaitement convaincu » de l'utilité de la privation veineuse sus-hépatique. Pour le radiologue montpelliérain Boris Guiu au contraire, il est « indispensable » que les radiologues maîtrisent ce geste. . © C. F.

Pierre-Jean Valette, et Boris Guiu n’ont pas le même avis sur la privation veineuse sus-hépatique. Le 23 juin 2018, ils ont confronté leurs arguments pendant une session des Journées francophones d’imagerie cardiovasculaire (SFICV). Le premier, radiologue au centre hospitalier Lyon-Sud émet des doutes sur l’utilité de la technique : « Le principe de l’embolisation veineuse hépatique (EVH) est de renforcer ou d’accélérer l’hypertrophie du futur foie restant avant une hépatectomie majeure, indique-t-il. La question est de savoir si l’on va gagner quelque chose en faisant cette embolisation sus-hépatique, qui, de principe est conçue comme complémentaire d’une embolisation veineuse portale. »

Les résultats « inconstants » de l’EVP

Pierre-Jean Valette reconnaît que l’embolisation portale (EVP) est une technique de référence, mais estime aussi qu’elle connaît « des résultats inconstants ». Pour illustrer son propos, il cite les résultats d’une méta-analyse publiée en 2008, qui montre « un taux

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Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

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