ECR 2023

Quelles modalités pour le dépistage des « Big 3 » ?

Alors que l’implémentation du dépistage du cancer du poumon se concrétise peu à peu en Europe, une session de l’ECR a évoqué la possibilité d’y associer la BPCO et les maladies cardiovasculaires. La formule pourrait être économiquement viable, mais soulève encore de nombreuses interrogations.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 25/04/23 à 15:00, mise à jour le 11/09/23 à 13:30 Lecture 5 min.

Un même examen de scanner thoracique permet de détecter non seulement des nodules pulmonaires, mais aussi des signes précoces d’emphysème et des calcifications cardiovasculaires. capture d'écran ECR 2023

Une session du Congrès européen de radiologie 2023 a mis en lumière le potentiel d’un dépistage ciblé sur trois maladies : le cancer du poumon, la BPCO et les maladies cardiovasculaires. À cette occasion, Rozemarijn Vliegenthart, radiologue cardiothoracique au centre hospitalier universitaire de Groningen (Pays-Bas), a rappelé que l’un des points d’attention qui entourent l’implémentation du dépistage du cancer du poumon concerne la gestion des découvertes fortuites.

De nombreux points communs

Parmi ces découvertes, la BPCO et les maladies cardiovasculaires occupent une place spécifique et possèdent de nombreux points communs avec le cancer du poumon, au point que l’intervenante parle de « Big 3 ». « Ces trois pathologies sont dans le top 10 des causes de mortalité dans le monde, elles débutent souvent de manière indolente et elles ne sont détectées que lorsque des symptômes apparaissent, ce qui intervient généralement tard dans le processus pathologique. De plus, elles ont des facteurs

Il vous reste 87% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

Voir la fiche de l’auteur

Bibliographie

  1. Yang X., Wisselink H. J., Vliegenthart R. et coll., « Association between chest CT-defined emphysema and lung cancer: A systematic review and meta-analysis », Radiology, epub 3 mai 2022. DOI : 10.1148/radiol.212904.
  2. Xia C., Vonder M., Pelgrim G. J. et coll., « High-pitch dual-source CT for coronary artery calcium scoring: A head-to-head comparison of non-triggered chest versus triggered cardiac acquisition », Journal of Cardiovascular Computed Tomography, epub 12 mai 2020. DOI : 10.1016/j.jcct.2020.04.013.
  3. Behr C. M., Koffijberg H., Degeling K. et coll., « Can we increase efficiency of CT lung cancer screening by combining with CVD and COPD screening ? Results of an early economic evaluation », European Radiology, 2022, vol. 32, n° 3067-3075. DOI : 10.1007/s00330-021-08422-7.

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

09 Avr

7:11

Une étude prospective comparant la radiographie conventionnelle à une reconstruction avancée 3D montre que cette dernière détecte toutes les fractures des membres avec une sensibilité de 100 %, contre 46,7 % pour la méthode classique, tout en conservant une excellente spécificité et qualité d’image. Son utilisation aux urgences pourrait améliorer la précision diagnostique, réduire les examens complémentaires et accélérer la prise en charge des patients.
08 Avr

16:29

Les images monoénergétiques virtuelles, combinées à des algorithmes de réduction des artefacts métalliques créées à partir de scanners à comptage photonique (PCCT), permettent une excellente visualisation des anévrismes intracrâniens préalablement traités et des vaisseaux adjacents, indique une étude. L’extension de ces résultats à des applications cliniques préliminaires chez l’humain s’avère également possible.

14:28

L'évaluation préopératoire par IRM permettrait une mesure précise des lésions de carcinome canalaire in situ (CCIS) et a un taux de chirurgie conservatrice du sein plus élevé chez les patientes atteintes de CCIS. Cependant, l'évaluation préopératoire n'a pas d'impact sur le contrôle local de la maladie. (Etude)

7:21

Dans une cohorte de dépistage à long terme, la progression de l'emphysème centrolobulaire (CLE), mais pas de l'emphysème paraseptal (PSE), était liée à la progression de la calcification des artères coronaires (CAC), ce qui indique l'importance d'une évaluation détaillée de l'emphysème dans les programmes de dépistage et confirmant que le CLE est un trouble systémique ayant une pertinence pronostique. (source)
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR