La dérivation de flux fonctionne. Deux décennies de données convergentes l’ont établi au-delà du doute raisonnable. Pourtant, alors que la technique entre dans sa troisième décennie, des développements simultanés – essais randomisés sur les modifications de surface, consensus internationaux sur l’évaluation en imagerie, élargissement des applications anatomiques – révèlent à la fois les accomplissements et les limites du champ. La question n’est plus de savoir si la dérivation de flux est efficace, mais comment la rendre efficace de façon constante : quels que soient l’anatomie, l’opérateur et le contexte clinique.
C’est là la thèse que je souhaite défendre ici : la dérivation de flux a atteint sa maturité biologique, mais pas encore sa maturité clinique. Les prochaines avancées significatives ne viendront pas de l’extension des indications, mais d’une plus grande précision dans la sélection des patients, le déploiement des dispositifs et le contrôle de la thrombogénicité.

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