Cancer du poumon

« Je suis persuadé que le dépistage peut sauver des vies »

Gilbert Ferretti est le responsable du pôle imagerie du CHU de Grenoble. Ce membre actif de la Société d’imagerie thoracique (SIT) est un fervent partisan du dépistage du cancer du poumon. Après la publication de l’étude NELSON en janvier 2020, il espère voir éclore des expérimentations locales en France.

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Le 12/03/20 à 8:00, mise à jour aujourd'hui à 14:05 Lecture 8 min.

Impliqué au sein de la SIT, le radiologue grenoblois Gilbert Ferretti participe actuellement à l'élaboration d'un enseignement pour les radiologues qui voudront participer au dépistage. © C. F.

Docteur Imago / Vous intervenez chaque année aux Journées francophones de radiologie (JFR) sur le thème du dépistage du cancer du poumon. Ce sujet est au centre de vos préoccupations depuis longtemps…

Gilbert Ferretti / Tout à fait. J’interviens au nom de la Société d’imagerie thoracique (SIT) depuis un certain nombre d’années. En septembre 2018, la Société française de radiologie (SFR) m’a missionné pour réactualiser les connaissances sur le dépistage du cancer du poumon et discuter du sujet avec la Haute Autorité de santé (HAS). Avec la SIT, la Société de pneumologie de langue française (SPLF) et l’Intergroupe francophone de cancérologie thoracique (IFCT), nous formons un groupe de travail qui existe depuis l’époque de l’étude Dépiscan. Cet essai, démarré en 2002, n’avait pas pu aller jusqu’à la fin des inclusions.

D. I. / Pourquoi l’étude Dépiscan a-t-elle échoué il y a 18 ans ?

G. F. / Le recrutement s’appuyait uniquement sur des médecins généralistes « sentinelles » et excluait les p

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Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

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29 Jan

16:21

Alain Luciani, PU-PH au GHU Henri-Mondor (94) a été élu futur président de la Société française de radiologie (SFR) pour le mandat 2027 - 2031 ce 29 janvier, annonce la SFR.

15:25

Une étude publiée dans JACR compare l’utilisation des examens d’imagerie chez des enfants en consultation externe dans les hôpitaux pédiatriques et non pédiatriques à partir de données Medicaid 2019. Elle montre que les hôpitaux non pédiatriques utilisent plus fréquemment les examens exposant aux radiations ionisantes, tels que les radiographies et scanners, tandis que les hôpitaux pédiatriques privilégient davantage l’échographie et l’IRM.  

13:18

Une étude publiée dans Emergency Radiology rapporte un cas d’hémorragie sous-arachnoïdienne avec anévrismes multiples, dans lequel l’imagerie conventionnelle ne permettait pas d’identifier l’anévrisme rompu. L’IRM de la paroi vasculaire a mis en évidence un rehaussement focal de l’anévrisme du sommet basilaire, permettant un traitement endovasculaire ciblé et soulignant l’intérêt de cette technique dans les situations diagnostiques complexes.  

7:17

Une étude prospective compare l’efficacité de l’échographie mammaire automatisée (ABUS) et de l’échographie manuelle (HHUS) en seconde intention pour détecter des lésions identifiées en IRM mammaire. Bien que la HHUS détecte significativement plus de lésions, les deux techniques présentent une sensibilité similaire, l’ABUS ayant une valeur prédictive positive plus élevées. Ces résultats démontrent que les deux méthodes sont complémentaires et ont le potentiel d’augmenter le taux de détection des lésions lorsqu’elles sont utilisées conjointement.    
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