Mathieu Lederlin

« Les radiologues doivent se former en masse au dépistage du cancer du poumon »

Dans un avis publié le 1er février 2022, la HAS recommande d’engager un programme pilote sur le dépistage du cancer du poumon. Mathieu Lederlin, PU-PH au service d’imagerie médicale du CHU de Rennes et président de la Société d’imagerie thoracique (SIT), revient sur les principaux enjeux et stratégies du dépistage en matière d’adhésion, de formation et d’organisation.

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Le 02/03/22 à 8:00, mise à jour le 14/12/23 à 15:27 Lecture 8 min.

« Les radiologues ont entre leurs mains un outil qui peut sauver des milliers de personnes chaque année », souligne Mathieu Lederlin. D. R.

Docteur Imago / Comment avez-vous accueilli cet avis de la Haute Autorité de santé (HAS) sur le dépistage du cancer du poumon ? Vous attendiez-vous à ce revirement ? Mathieu Lederlin / Nous avons salué cette décision car c’est un pas très important. Nous savions depuis 2021 que la HAS était en train de bouger sur ce sujet. Cela devenait indispensable au vu des évidences scientifiques indiscutables. Il est encore prématuré d’organiser un dépistage en population générale mais implémenter des expérimentations en vie réelle est nécessaire, donc nous ne pouvons être que satisfaits de cette initiative de la HAS. D. I. / En France, les radiologues et les pneumologues n’ont pas attendu les recommandations de la HAS pour lancer des expérimentations, notamment dans la Somme et en Corse, et tout récemment l’étude CASCADE… M. L. / En effet. Ces études ont des objectifs différents et ne sont pas dimensionnées de la même manière. Pour les futures expérimentations, la HAS devrait passer la m

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Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

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Bibliographie

  1. De Koning H. J., van der Aalst C. M., Scholten E. T. et coll., « Reduced Lung-Cancer Mortality with Volume CT Screening in a Randomized Trial », The New England Journal of Medicine, 29 janvier 2020. DOI : 10.1056/NEJMoa1911793.

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