Aide au diagnostic

Quand l’IA s’invite dans les cabinets libéraux

L’IA fait parler d’elle depuis des années mais peu de radiologues en bénéficient encore. Au-delà des effets d’annonce, comment cette technologie modifie-t-elle la pratique courante ? Reportage dans deux cabinets niçois qui utilisent des logiciels pour la radiographie et la mammographie.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 25/05/22 à 7:00, mise à jour aujourd'hui à 15:11 Lecture 7 min.

Bruno Borens désigne une anomalie classifiée comme bénigne par l’IA. « Une réglette permet de diminuer la sensibilité pour masquer les anomalies que le logiciel considère bénignes, afin d’attirer l’attention sur celles plus suspectes », précise le radiologue niçois. © François Mallordy

Le ciel est déjà d’un bleu éclatant quand Olivier Andreani, radiologue, commence son service à 8 heures du matin, à l’institut Arnault-Tzanck de Saint-Laurent-du-Var, dans la banlieue ouest de Nice. Structure double, l’institut regroupe un ESPIC de cardiologie et plusieurs médecins libéraux associés, dont une quinzaine de radiologues. Les personnes prises en charge ont des profils variés. « Il y a des patients externes, des hospitalisés et des urgences », détaille le radiologue laurentin en sirotant un premier café avant d’entamer ses consultations de radiologie interventionnelle.

Un logiciel adapté aux urgences

Presque aussi matinal qu’Olivier Andreani, Alexandre Rudel alterne ce matin radiologie conventionnelle et échographie. Le radiologue fraîchement diplômé a participé il y a trois ans à implémenter le logiciel Milvue à l’Institut, sous la direction d’un ancien associé. Cette IA repère sur des images de radiologie conventionnelle les pathologies les plus fréquemment rencontrées aux

Il vous reste 90% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

François Mallordy

Journaliste rédacteur spécialisé

Voir la fiche de l’auteur

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

05 Oct

16:21

La présence d'une couronne échogène entourant une masse est associée à une tumeur maligne invasive et correspond à une évolution du carcinome canalaire in situ vers un cancer invasif d'après l'examen histopathologique postopératoire, selon une étude présentée dans Academic Radiology. Toutefois, elle n'apporte guère d'informations supplémentaires utiles aux radiologues sur le plan diagnostique ou pronostique.

14:16

L'apprentissage machine utilisant des caractéristiques radiomiques des tissus adipeux épicardiques est prometteur pour prédire la fibrillation atriale, mais l'hétérogénéité des études sur le sujet freine encore son adoption en pratique clinique. Étude.

7:31

Les injections de corticostéroïdes guidées par échographie pourraient améliorer les résultats rapportés par les patients et réduire les événements indésirables dans le traitement du syndrome du canal carpien, ce qui soutient leur utilisation préférentielle par rapport aux injections guidées par repère anatomique lorsque l’expertise et les ressources nécessaires sont disponibles. (Etude)
02 Oct

12:09

L’IA en radiologie peut réduire le temps de rendu des examens, notamment en radiographie traumatique et en IRM du genou mais la latence de l’infrastructure reste le principal frein à une utilisation clinique efficace (étude).
✕
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR