Essai PARTEM

L’embolisation surpasserait les médicaments pour l’hyperplasie bénigne de la prostate

Dans le cadre de l’essai français PARTEM, l’embolisation des artères prostatiques a réduit davantage les symptômes et a eu moins d’effets négatifs sur la fonction sexuelle qu’un traitement médicamenteux combiné chez des patients atteints d’hyperplasie bénigne de la prostate.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 11/09/23 à 15:00, mise à jour hier à 15:08 Lecture 5 min.
L’embolisation des artères prostatiques donnerait de meilleurs résultats qu’une thérapie médicamenteuse combinée chez les patients atteints d’hyperplasie bénigne de la prostate, selon une étude française présentée dans la revue The Lancet Regional Health Europe en juin 2023 [1].

87 patients dans deux groupes

Mené dans 10 centres hospitaliers universitaires et dirigé par Marc Sapoval, chef du service de radiologie interventionnelle de l’hôpital européen Georges-Pompidou à Paris, l’essai randomisé PARTEM a comparé l’amélioration des symptômes entre 44 patients traités par embolisation et 43 autres patients traités par thérapie combinée (dutastéride 0,5 mg par jour et tamsulosine 0,4 mg par jour) [2]. « À notre connaissance, c’est la première fois que l’embolisation est comparée aux traitements médicaux. Jusqu’à présent, elle avait été évaluée par rapport à la résection transurétrale – la chirurgie classique – ou à une intervention factice », témoigne Marc Sapoval.

Une hyperplasie pers

Il vous reste 86% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Jérome Hoff

Rédacteur en chef adjoint BOM Presse Clichy

Voir la fiche de l’auteur

Bibliographie

  1. Sapoval M., Thiounn N., Descazeaud A. et coll., « Prostatic artery embolization versus medical treatment in patients with benign prostatic hyperplasia (PARTEM): a randomized, multicentre, open-label, phase 3, superiority trial », The Lancet Regional Health Europe, epub 26 juin 2023. DOI : 10.1016/j.lanepe.2023.100672.
  2. Roehrborn C. G., Siami P., Barkin J. et coll., « The effects of combination therapy with dutasteride and tamulosin on clinical outcomes in men with symptomatic benign prostatic hyperplasia: 4-years results from CombAT study », European Urology, janvier 2010, vol. 57, n° 1, p. 123-131. DOI : 10.1016/j.eururo.2009.09.035.
  3. Ayele H. T., Reynier P., Azoulay L. et coll., « Trends in the pharmacological treatment of benign prostatic hyperplasia in the UK from 1998 to 2016: a population-based cohort study », World Journal of Urology, juin 2021, vol. 39, p. 2019-2028. DOI : 10.1007/s00345-020-03429-z.
  4. Lebdai S., « Is prostatic artery embolization a relevant treatment after a failed alph-blocker monotherapy ? », The Lancet Regional Health – Europe, septembre 2023, vol. 32, n° 100712. DOI : 10.1016/j.lanepe.2023.100712

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Le fil Docteur Imago

18 Sep

16:20

Le rapport entre graisse viscérale et graisse sous-cutanée (VSR), calculé automatiquement à partir de la TDM, pourrait constituer un marqueur d’imagerie simple qui améliore l’évaluation du risque au-delà des variables cliniques et facilite l’identification des patients atteints de sepsis à haut risque, selon une étude.  

14:00

Dans une étude, des chercheurs mettent en place une méthode non invasive et reproductible de personnalisation des prothèses mammaires à partir d’IRM et d’outils open source, permettant une mesure volumétrique précise. Elle relie les volumes mammaires aux tailles commerciales de prothèses tout en préservant la confidentialité et en évitant l’exposition physique postopératoire.

7:24

Des chercheurs de l’UNC ont développé SORDINO, une nouvelle technique d’IRM fonctionnelle qui réduit fortement le bruit et les interférences pendant les examens. Cette technique produit des images cérébrales  plus précises et pourrait faciliter les recherches en neurosciences ainsi que les avancées en IRM humaine, indique un communiqué.
17 Sep

17:30

Une étude a développé un modèle d’intelligence artificielle capable de détecter le pneumothorax sur les radiographies thoraciques en décubitus des nouveau-nés, avec une excellente performance diagnostique.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR