Études aux États-Unis

Les effets de la financiarisation sur la qualité des soins en débat

Deux études récentes constatent une dégradation de la qualité des soins ou une absence de bénéfice clair dans les structures reprises par des fonds de capital investissement. Ces analyses portent toutefois sur des données non françaises, et non centrées sur l'imagerie.

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Le 05/06/24 à 15:00, mise à jour le 05/06/24 à 15:29 Lecture 3 min.

Concernant la qualité des soins, la littérature scientifique actuelle ne permet pas de conclure clairement en faveur ou en défaveur de la financiarisation en santé par des fonds de capital investissement (image d'illustration). D. R.

La financiarisation de la santé, que la Caisse nationale de l’assurance maladie (CNAM) définit comme « un processus par lequel des acteurs privés, non directement professionnels de santé, entrent dans le secteur des soins avec comme finalité première de rémunérer le capital investi », fait l’objet depuis quelques mois d'une attention particulière en France. Différents acteurs et institutions s’inquiètent notamment du risque de perte d'indépendance professionnelle des médecins libéraux face à des fonds de capital investissement s'aventurant dans ce domaine.

Un point crucial encore méconnu

Alors que la Direction générale de l’offre de soins (DGOS) travaille sur le sujet et que le Sénat a lancé un cycle d'auditions, un point crucial de la financiarisation reste toutefois méconnu : quel est son impact sur la qualité des soins apportés aux patients ? En France, certains spécialistes tirent déjà la sonnette d'alarme.

Des spécialistes français s'alarment...

Dans le numéro de novembre 2023

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Bibliographie

  1. Kannan S., Bruch J. D. et Song Z., « Changes in Hospital Adverse Events and Patient Outcomes Associated With Private Equity Acquisition », JAMA, 26 décembre 2023. DOI : 10.1001/jama.2023.23147.
  2. Borsa A., Bejarano G., Ellen M. et al, « Evaluating trends in private equity ownership and impacts on health outcomes, costs, and quality: systematic review », BMJ, 19 juillet 2023. DOI : 10.1136/bmj-2023-075244.

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