Nouvelle technologie

La tomosynthèse reste un outil complémentaire du dépistage organisé

L’introduction de la tomosynthèse dans le dépistage organisé se heurte à des freins liés notamment à une dématérialisation incomplète. En attendant des solutions, les radiologues profitent de ses apports en supplément de la mammographie, en particulier pour l’exploration des seins denses.

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Le 19/11/24 à 7:00, mise à jour le 22/11/24 à 14:31 Lecture 3 min.

Outre une meilleure qualité d'image, la tomosynthèse offre une transparence accrue et permet une superposition ultrafine des clichés. © Solenn Duplessy

Actuellement, la tomosynthèse est intégrée au dépistage organisé, mais uniquement comme un outil complémentaire. Saisie par l’Institut national du cancer (INCa) en 2017 pour « évaluer l’opportunité d’introduire la mammographie par tomosynthèse (3D) dans la stratégie de dépistage organisé du cancer du sein », la Haute Autorité de santé (HAS) a publié en février 2023 une recommandation en santé publique. Celle-ci préconise l’utilisation de la tomosynthèse seule, associée à des images de 2D synthétique.

Un avis de la HAS contesté

Cependant, cette approche diverge des avis de nombreux experts, qui soulignent les avantages d’une stratégie combinant la mammographie classique et la tomosynthèse. « La majorité des études montrent que l’association de la mammographie et de la tomosynthèse est plus efficace que la tomosynthèse seule », rapporte Corinne Balleyguier, cheffe du département d’imagerie du centre de lutte contre le cancer Gustave-Roussy (94).

Un problème de dématérialisation

Le dé

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Solenn Duplessy

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