Jean-Philippe Masson

« Il n’est pas question de négocier sans la disparition de l’article 24 »

Face aux baisses tarifaires décidées par l’Assurance maladie et à l’article 24 du projet de loi de financement de la Sécurité sociale, les radiologues libéraux ont fait grève le lundi 10 novembre. Jean-Philippe Masson, président de la FNMR dénonce une « atteinte à la convention médicale », appelle à la suppression de l’article incriminé et à une véritable reprise des négociations avec la CNAM.

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Le 20/11/25 à 8:00, mise à jour le 26/11/25 à 9:24 Lecture 6 min.

« La FNMR a toujours été un partenaire conventionnel et une source de propositions puisque nous avons déjà signé des plans pluriannuels. » © Solenn Duplessy

Docteur Imago / Quelle a été l’ampleur du mouvement de grève du 10 novembre ?

Jean-Philippe Masson / La mobilisation a été variable selon les régions, entre 70 et 90 % de grévistes en moyenne, et une vingtaine de départements atteignent même les 100 %. Paris reste en revanche plus difficile à mobiliser. C’est souvent le cas, comme on l’a déjà vu avec les pharmaciens par exemple.

D. I. / Pourquoi avoir choisi cette date du 10 novembre ?

J.-P. M. / Nous avons voulu marquer le coup avec trois jours sans radiologie, dimanche, lundi, mardi, pour montrer à quel point notre spécialité est indispensable. Ce mouvement de grève s’inscrit dans la continuité de la grève en cours de la permanence des soins en établissement de santé (PDSES), que nous avons déclarée illimitée dans les établissements qui ont une PDSES, et de la grève de l'envoi des comptes rendus dans le dossier médical partagé (DMP). Par ailleurs, cette date coïncidait avec l’étude à l’Assemblée nationale de l'article 24, qui accentue e

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Notes

1. L'article 26 prévoyait une surcotisation sur les dépassements d'honoraires des médcins en secteur 2. Les députés l'ont abrogé dans le texte qu'ils ont transmis au Sénat.

Auteurs

Solenn Duplessy

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