La douleur inguinale est une cause fréquente de gêne chez le sportif, représentant environ 6 % de l'ensemble des blessures sportives [1]. Elle touche aussi bien les hommes que les femmes pratiquant des sports impliquant des changements de direction rapides tels que le football, le rugby, le tennis, le handball ou le hockey. Son étiologie est souvent multifactorielle et son diagnostic peut s'avérer difficile, même pour un radiologue expérimenté, en raison de la complexité anatomique de cette région et de la fréquence des anomalies asymptomatiques.
Un cadre anatomique et nosologique complexe
Le consensus de Doha a défini quatre sites principaux de douleur inguinale chronique chez le sportif : les adducteurs, le muscle iliopsoas, la paroi inguinale et la symphyse pubienne [2]. Les atteintes de l'articulation coxofémorale, telles qu'une chondropathie débutante, une fissure du labrum cotyloïdien et/ou un conflit fémoro-acétabulaire, sont également retrouvées chez les athlètes. Une récente con

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