Pathologies pulmonaires

Des avancées majeures dans la détection de la BPCO en imagerie

Deux études récentes montrent respectivement que les réseaux neuronaux convolutifs, ainsi que l'IRM au fluor 19, améliorent significativement la détection et la stadification de la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO).

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 20/02/25 à 15:00 Lecture 2 min.

Les résultats de l’étude ont montré qu’un modèle CNN peut, à l’aide d’une seule image de scanner de phase respiratoire, diagnostiquer avec précision la BPCO et déterminer son stade GOLD (image d'illustration). © Hamakawa et al, 2022 |Scientific Reports | CC BY 4.0

L’apprentissage profond et les nouvelles technologies d’imagerie offrent des avancées significatives dans le diagnostic et la prise en charge des maladies respiratoires. Dans deux études distinctes, des chercheurs ont démontré comment les réseaux neuronaux convolutifs (CNN) [1] et l’IRM au fluor 19 (ou IRM du 19F) [2] peuvent améliorer la détection et la stadification de la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) et de l’asthme avec précision.

Les CNN pour un diagnostic optimisé de la BPCO

La première étude, publiée en décembre 2024 dans Radiology: Cardiothoracic Imaging, met en évidence la capacité d'un CNN à diagnostiquer, stadifier avec précision et évaluer la gravité de la BPCO à partir d'un seul scanner thoracique par inhalation. Cette étude a été menée sur les données cliniques de 8 893 patients issues de la cohorte COPDGene, et acquises de novembre 2007 à avril 2011. « Le CNN a été formé pour prédire les mesures de spirométrie à l’aide de données cliniques et d’un scanner

Il vous reste 71% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Solenn Duplessy

Voir la fiche de l’auteur

Bibliographie

  1. Lee AN, Hsiao A, Hasenstab KA (2024) Evaluating the Cumulative Benefit of Inspiratory CT, Expiratory CT, and Clinical Data for COPD Diagnosis and Staging through Deep Learning. Radiology: Cardiothoracic Imaging 6(6). https://doi.org/10.1148/ryct.240005.
  2. Pippard BJ, Neal MA, Holland CW, et al (2024) Assessing Lung Ventilation and Bronchodilator Response in Asthma and Chronic Obstructive Pulmonary Disease with 19F MRI. Radiology 313(3). https://doi.org/10.1148/radiol.240949.

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Le fil Docteur Imago

17 Juil

16:00

Des chercheurs nord-américains ont adapté un modèle d'apprentissage profond pour la segmentation de la composition corporelle (muscle, os, graisse) à partir des images scanner volumétriques allant des vertèbres L2 à L4. La méthode s'est montrée plus précise que la technique standard, basée sur une seule coupe axiale en L3, se félicitent-ils dans EJR.

13:30

La TEP-TDM au meta-[18F] fluorobenzylguanidine ([18F]-mFBG) pourrait constituer une alternative plus efficace à la TEMP-TDM au [123I]-metaiodobenzylguanidine (MIBG) pour la stadification et l'évaluation de la réponse tumorale des neuroblastomes, conclut une étude présentée dans Pediatric Radiology.

7:42

GE Healthcare et la Mayo Clinic à Rochester (Minnesota) annoncent leur coopération autour d'un essai sur le traitement du cancer de la prostate par radioligands. L'étude MI-BET évaluera si l'utilisation de marqueurs biologiques et d'imagerie permet de mieux personnaliser les traitements, par exemple en espaçant les séances.
16 Juil

16:59

Une étude rétrospective compare les biopsies mammaires guidées par tomosynthèse et par échographie pour les lésions mammaires non calcifiées, en évaluant leurs caractéristiques et leurs performances diagnostiques. Les résultats montrent que l'échographie présente une meilleure valeur prédictive positive et que la tomosynthèse reste une alternative pertinente lorsque la lésion n'a pas de corrélat échographique définitif.

13:46

En angioscanner de la tête et du cou, associer une technologie de reconstruction d'image par apprentissage profond à une acquisition de basse énergie (80 kVp) permet de diminuer les doses de radiation (-36 %) et de produit de contraste (-26%) en améliorant la qualité d'image par rapport au protocole standard (100 kVp et reconstruction itérative), conclut un article dans EJR.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR