Maladies professionnelles

La cataracte touche davantage les manips qui ont travaillé en médecine nucléaire

Selon une étude de cohorte publiée dans Radiology, les manipulateurs d’électroradiologie médicale qui ont réalisé des procédures de médecine nucléaire pendant leur carrière ont davantage de risques de développer une cataracte que les autres.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 26/11/17 à 16:00, mise à jour aujourd'hui à 14:27 Lecture 1 min.

Le risque de cataracte est « significativement plus élevé » chez les manips qui ont réalisé des procédures de médecine nucléaire au cours de leur carrière. CC0 domaine public

Aux États-Unis, un technicien en radiologie serait plus susceptible d’avoir une cataracte s’il a travaillé en médecine nucléaire, selon une étude de cohorte publiée dans Radiology [1]. Les auteurs ont utilisé les données de 42 545 professionnels, collectées entre 2003 et 2005, puis entre 2012 et 2013. Chacun a fourni des informations sur son histoire professionnelle et ses antécédents de cataracte.

Risque plus élevé aussi bien pour les procédures diagnostiques que thérapeutiques

L’analyse de ce corpus montre que le risque de cataracte est « significativement plus élevé » (HR, 1,08 ; intervalle de confiance 95 % [IC] : 1,03, 1,14) chez les manips qui ont réalisé des procédures de médecine nucléaire au cours de leur carrière, par rapport à ceux qui n’ont jamais travaillé en médecine nucléaire. Cette hausse des risques concerne aussi bien ceux qui ont pratiqué des procédures diagnostiques (HR, 1,07 ; 95 % IC : 1,01, 1,12) que thérapeutiques (HR, 1,30 ; 95 % IC : 1,08, 1,58).

Risque maximum e

Il vous reste 55% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Jérome Hoff

Rédacteur en chef adjoint BOM Presse Clichy

Voir la fiche de l’auteur

Bibliographie

  1. Bernier M.-O., Journy N. et coll., Cataract Risk in a Cohort of U.S. Radiologic Technologists Performing Nuclear Medicine Procedures, Radiology, publication anticipée, DOI : 10.1148/radiol.2017170683

Discussion

32 commentaires

Commenter cet article
  1. ericgonzalez66Je suis curieux de lire en détail cette étude. J'ai effectué de récentes mesures avec de la dosimétrie passive cristallin aux postes TEP et injection. Les résultats étaient très rassurants. Nous étions loin des futurs 20 mSv annuels à venir.
    Il y a 8 ans
  2. K-win WlrVu ma vie pour une fois qu'il y a une bonne nouvelle je prends
    Il y a 8 ans
  3. Tiphanie MartinAnne-Lise, Capucine.... Attention vos yeux ^^ Euh Jennifer ..... T es sur de ton choix ? ? lol (bon courage pour demain ?)
    Il y a 8 ans
    1 réponse
  4. Alejandro De La TouretteBruno Pernet Emeline Flé Aurélien Gachignard Alexis Galipaud Louis Night'marre Sylvie Montaron Pauline Clerc ca fait chier cette histoire !!
    Il y a 8 ans

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

19 Mar

16:00

La réponse de perfusion à l’adénosine semble être spécifique à chaque organe, conclut une étude parue dans JNM. L’adénosine augmente la perfusion au niveau du cœur, du foie, du côlon et du duodénum, tandis que la perfusion est réduite par l’adénosine dans le cerveau, la rate, les reins, le muscle squelettique et l’os, écrivent les chercheurs.

13:25

La présentation est la clé d'une bonne compréhension des comptes rendus d'imagerie « patient-friendly », conclut une étude présentée dans JACR. Les formats « traduction complète » et « basé sur les phrases », associant des sources pour vérifier les informations sont plus efficaces qu'une simple définition des termes techniques.

7:10

Dans une étude évaluant les niveaux de référence en doses de radiation et les indicateurs de qualité d’image dans les protocoles d’imagerie thorax-abdomen en unité de soins intensifs néonatals,  des chercheurs relève que les nouveau-nés pesant entre 1000 et 1 499 g et 1 500 à 2499 g avaient des doses cutanées inférieures à celles des nouveau-nés pesant moins de 1 000 g.

18 Mar

16:54

Des chercheurs ont étudié les performances d’une méthode d’intelligence artificielle pour la segmentation automatisée du volume tumoral métabolique total (TMTV) sur des images TEP-TDM sur des patients atteints de lymphome. Il s'avère que l'IA a obtenu des résultats similaires que des experts humains. (étude)

16:50

Une étude a évalué la précision diagnostique d'un outil d'IA pour la détection des fractures de la hanche et du bassin. Il ressort que l'IA est d'une précision élevée pour les radiographies de la hanche mais moindre quand cela concerne les fractures du bassin.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR