Médecine nucléaire

La TEP révèle un hypométabolisme cérébral chez des patients atteints de Covid longue

L’utilisation de la TEP dans le cadre d’une étude menée à l’AP-HM a démontré l’existence de dysfonctionnements cérébraux chez des patients Covid qui présentaient des troubles persistants et une imagerie morphologique normale plus de 3 semaines après les premiers symptômes de l'infection.

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Le 30/03/21 à 7:00, mise à jour hier à 15:05 Lecture 3 min.

Grâce à la TEP, des chercheurs marseillais ont mis en évidence un hypométabolisme cérébral significatif chez les patients atteints d’un « Covid long ». © É. Guedj/APHM

La prise en charge et le suivi des patients Covid présentant des formes longues de la maladie est désormais une préoccupation de santé publique et un facteur déterminant de la gestion de l’épidémie. Dans ce contexte, la médecine nucléaire, et notamment la tomographie par émission de positons, pourrait avoir un rôle à jouer, si l’on en croit les résultats d’une étude présentée dans European Journal of Nuclear Medicine and Molecular Imaging [1]. Ces travaux, menés par Éric Guedj, professeur et chef du service de médecine nucléaire à l’hôpital de la Timone - Assistance publique – Hôpitaux de Marseille, se sont intéressés à l’apport de la TEP au 18F-FDG pour comprendre les mécanismes et les conséquences du « Covid long » sur le métabolisme cérébral.

Des troubles variés et persistants

L’équipe a inclus 35 patients avec une Covid confirmée, qui présentaient des troubles persistants plus de 3 semaines après les premiers symptômes de l'infection. « Ces patients gardent une grande fatigue et un e

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Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

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Bibliographie

  1. Guedj E., Campion J. Y., Dudouet P. et coll., « 18F-FDG brain PET hypometabolism in patients with long COVID », European Journal of Nuclear Medicine and Molecular Imaging, 2021. Publication en ligne. DOI : 10.1007/s00259-021-05215-4.

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25 Fév

7:30

Une étude a montré que l'anxiété chez les patients passant une IRM avec injection de produit de contraste était fortement influencée par des explications peu claires ou insuffisantes concernant la procédure, tandis qu'une communication claire contribuait à ce que les patients se sentent mieux préparés et rassurés. (Etude)
24 Fév

16:00

De mauvaises explications des examens IRM avec contraste contribuent à l’anxiété des patients, rapporte une étude parue dans le Journal of Magnetic Resonance Imaging.  Les résultats soulignent l’importance d’améliorer la communication centrée sur le patient et de fournir des ressources éducatives simples pour réduire l’anxiété, améliorer le confort et soutenir des expériences positives, écrivent les chercheurs.

14:25

La FDA a approuvé une mise à jour de l’étiquetage d’Elucirem™ (gadopiclenol) de Guerbet, étendant son indication aux enfants de 0 à 2 ans, y compris les nouveau-nés à terme. Cet agent de contraste à base de gadolinium déjà approuvé en 2022, est le premier agent de contraste à base de gadolinium approuvé à une demi-dose de gadolinium, et avec la plus grande relaxivité, pour les examens IRM du système nerveux central et du corps, nécessitant la moitié de la dose conventionnelle, indique un communiqué fourni par Guerbet.

7:12

Une étude rétrospective a évalué un modèle d’apprentissage profond basé sur le scanner en phase veineuse porte pour distinguer les métastases hépatiques du cancer colorectal des hémangiomes, montrant de bonnes performances globales. L’assistance par DL améliore significativement le diagnostic des lésions de 10 à 30 mm, mais son apport reste limité pour les lésions subcentimétriques, pouvant nécessiter une IRM complémentaire.
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