RSNA 2022

« Quand une solution d’IA est efficace, les gens y croient et font confiance aux résultats »

Mercredi 30 novembre, Guillaume Herpe, radiologue au CHU de Poitiers, présente au RSNA les résultats d’une étude monocentrique sur l’utilisation d’une solution d’intelligence artificielle pour les fractures périphériques. En imagerie des urgences, l’IA permettrait de réduire le recours à un deuxième avis spécialisé.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 30/11/22 à 8:00, mise à jour hier à 15:09 Lecture 3 min.

« J’ai une double casquette qui fait que je vais au RSNA avec beaucoup d’intérêt pour les nouveautés, en particulier les innovations en imagerie des urgences, en coordination de soins et en intelligence artificielle », indique Guillaume Herpe. © Carla Ferrand

Docteur Imago / Dans l’étude que vous présentez au RSNA, vous évaluez les conséquences de l’utilisation d’un logiciel d’IA sur le recours à un second avis dans les cas de fractures périphériques. Quelles sont vos constatations ?

Guillaume Herpe / Au service d’imagerie des urgences du CHU de Poitiers, nous utilisons un logiciel d’IA en routine pour la détection des fractures. Nous avons étudié plusieurs paramètres, notamment le recours à l’avis spécialisé. Nous nous sommes rendu compte qu’avec l’utilisation de l’IA, le taux d’appel aux orthopédistes pour solliciter leur avis diminuait de manière importante, surtout au début de l’étude. Sur 1 500 patients analysés sur deux périodes, il y avait 50 % de demandes d’avis en moins, que ce soit aux orthopédistes ou aux radiologues. Cela s’est lissé au cours du temps, et quand nous avons terminé l’étude globale, nous avons observé que c’était un peu moins vrai.

D. I. / Quelle conséquence pourraient avoir ces résultats sur l’organisation de l’imag

Il vous reste 78% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

Voir la fiche de l’auteur

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

17 Juil

16:00

Des chercheurs nord-américains ont adapté un modèle d'apprentissage profond pour la segmentation de la composition corporelle (muscle, os, graisse) à partir des images scanner volumétriques allant des vertèbres L2 à L4. La méthode s'est montrée plus précise que la technique standard, basée sur une seule coupe axiale en L3, se félicitent-ils dans EJR.

13:30

La TEP-TDM au meta-[18F] fluorobenzylguanidine ([18F]-mFBG) pourrait constituer une alternative plus efficace à la TEMP-TDM au [123I]-metaiodobenzylguanidine (MIBG) pour la stadification et l'évaluation de la réponse tumorale des neuroblastomes, conclut une étude présentée dans Pediatric Radiology.

7:42

GE Healthcare et la Mayo Clinic à Rochester (Minnesota) annoncent leur coopération autour d'un essai sur le traitement du cancer de la prostate par radioligands. L'étude MI-BET évaluera si l'utilisation de marqueurs biologiques et d'imagerie permet de mieux personnaliser les traitements, par exemple en espaçant les séances.
16 Juil

16:59

Une étude rétrospective compare les biopsies mammaires guidées par tomosynthèse et par échographie pour les lésions mammaires non calcifiées, en évaluant leurs caractéristiques et leurs performances diagnostiques. Les résultats montrent que l'échographie présente une meilleure valeur prédictive positive et que la tomosynthèse reste une alternative pertinente lorsque la lésion n'a pas de corrélat échographique définitif.

13:46

En angioscanner de la tête et du cou, associer une technologie de reconstruction d'image par apprentissage profond à une acquisition de basse énergie (80 kVp) permet de diminuer les doses de radiation (-36 %) et de produit de contraste (-26%) en améliorant la qualité d'image par rapport au protocole standard (100 kVp et reconstruction itérative), conclut un article dans EJR.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR