Pénurie de radiologue

À Saint-Nazaire : « Nous n’avons jamais eu une équipe complète »

Confronté à plusieurs absences ou départs de médecins en quelques mois, le service de radiologie du centre hospitalier de Saint-Nazaire peine à garder la tête hors de l’eau. La chef de service Caroline Vergnes décrit l’impact de cette situation sur l’organisation du service et les conditions de travail.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 08/01/18 à 12:00, mise à jour hier à 15:20 Lecture 4 min.

À partir de la mi-janvier 2018, le service d’imagerie du centre hospitalier de Saint-Nazaire (44) ne tournera qu’avec cinq radiologues. Deux congés maternité et un départ définitif ont réduit les effectifs de façon drastique. Un problème récurrent, selon Caroline Vergnes, la chef de service. « Il y a des difficultés de recrutement chroniques. Nous n’avons jamais eu une équipe complète », se désole-t-elle.

Un service en demi-effectif

Pour les radiologues qui restent, le rythme de travail est intense, au point d’être difficilement supportable. « Nous enchaînons le scanner, l’IRM, etc. En plus, il y a des restrictions médicales, alors nous nous retrouvons seulement à trois pour faire les gardes. Moi-même, j’en ai fait neuf au mois de décembre, compte Caroline Vergnes. Et comme il y a des gardes, il y a forcément quelqu’un qui est en repos. Il n’y a donc que quatre radiologues dans la journée pour faire fonctionner tout le service. »

Des modalités plus souvent fermées

Ce sous-effectif ne perme

Il vous reste 81% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

Voir la fiche de l’auteur

Discussion

2 commentaires

Commenter cet article
  1. Johan TomaszewskiÇa risque d'arriver un peu partout et de plus en plus malheureusement. Il manque cruellement de radiologues..
    Il y a 9 ans

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

13 Juil

17:51

Des modèles d’apprentissage profond ont montré des performances diagnostiques comparables ou meilleures que celles des médecins expérimentés pour la détection du cancer du pancréas sur des examens de scanner, rapporte une étude présentée dans Radiology.

13:00

Trois systèmes de détection assistée par ordinateur (AI-CAO) basés sur l’IA ont démontré leur potentiel à détecter les signes précoces du cancer du sein jusqu’à 6 ans avant le diagnostic sur des examens de mammographie provenant d’une grande population de dépistage en Suède (communiqué).

8:30

Le scanner corps entier à ultra-basse dose associé à un algorithme de reconstruction par intelligence artificielle (SR-DLR) permet de réduire d'environ 70 % l'exposition aux rayonnements tout en conservant une excellente qualité d'image et des performances diagnostiques élevées pour la détection des maladies viscérales et métastatiques des tissus mous chez les patients sous surveillance du cancer, indique une étude parue dans European Journal of Radiology.
10 Juil

16:20

l'IRM mammaire préopératoire ne serait pas associée à une amélioration de la survie sans récidive ou de la survie globale chez les femmes atteintes de carcinome canalaire in situ (DCIS) (étude).

13:19

Une étude indienne suggère que l'IRM multiparamétrique permettrait de distinguer les cancers du sein luminaux des cancers du sein non luminaux à partir de marqueurs non invasifs.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR