Prise en charge des AVC

« Beaucoup de centres de thrombectomie ont du mal à recruter »

La prise en charge des AVC par thrombectomie se développe de façon exponentielle, à tel point que les centres peuvent manquer de personnel, selon Laurent Spelle, chef du service de neuroradiologie interventionnelle du CHU du Kremlin-Bicêtre AP-HP.

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Le 19/04/19 à 7:00, mise à jour aujourd'hui à 15:15 Lecture 1 min.

« L’hôpital public est confronté à la fuite vers le privé des neuroradiologues », explique Laurent Sperle. © J. H.

Docteur Imago / Le nombre de patients pris en charge par thrombectomie en France est passé de 2500 en 2015 à 6000 en 2018. Parvenez-vous à recruter et former suffisamment de médecins et de personnel pour assurer les besoins ?

Laurent Spelle / Au Kremlin-Bicêtre, nous pratiquons 350 thrombectomies par an. En tant que gros service, nous restons attractifs, mais la situation est fragile. L’hôpital public est en effet confronté à la fuite vers le privé des neuroradiologues, qui sont les seuls à pratiquer des thrombectomies. Beaucoup de centres ont du mal à recruter. C’est la même chose pour les manipulateurs d’électroradiologie médicale.

D. I. / Comment remédier à cette situation ?

L. S. / Une solution est de former des radiologues qui ne feront que de la thrombectomie et pas d’autres actes de neuroradiologie interventionnelle. C’est ce qui s’est passé aux centres hospitaliers de Pau et de Bayonne (64), où deux radiologues traitent les patients depuis mars 2019. D’autres dispositifs de ce

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Auteurs

Jérome Hoff

Rédacteur en chef adjoint BOM Presse Clichy

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