Perspectives

Cinq axes de développement du dépistage organisé du cancer du sein

Si le nouveau cahier des charges du dépistage organisé, publié début 2024, n’a modifié qu’à la marge les modalités et l’organisation d’origine, les radiologues, chercheurs et organismes de tutelle travaillent sur plusieurs pistes d’évolution du dispositif, avec l’objectif d’améliorer la prise en charge et la prévention.

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Le 21/11/24 à 7:00 Lecture 7 min.

En attendant son intégration dans le cahier des charges du dépistage organisé, la tomosynthèse est aujourd'hui utilisée en complément de la mammographie (photo d'illustration). © Solenn Duplessy

Élargir la population cible

Dès 40 ans aux États-Unis

Depuis 2024, la Preventive Services Task Force des États-Unis (USPSTF) recommande un dépistage du cancer du sein tous les deux ans pour les femmes âgées de 40 à 74 ans [1]. Une décision justifiée par la progression du nombre de nouveaux cas chez les quadragénaires, en hausse de 2 % par an environ. L’USPSTF conseillait jusqu’ici un démarrage du dépistage entre 40 et 50 ans. Ces nouvelles recommandations ne vont pas aussi loin que celles du Collège américain de radiologie (ACR), qui préconise un dépistage annuel entre 40 et 74 ans pour les femmes à risque moyen et un démarrage du dépistage entre 25 et 40 avec des examens complémentaires pour les femmes à risques élevés [2].

Le sujet n’est pas sur la table en France

Sur notre continent, l’initiative de la Commission européenne contre le cancer du sein (ECIBC) recommande la réalisation de mammographies de dépistage chez les femmes âgées de 45 à 49 ans dans le cadre du dépistage orga

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Auteurs

Jérome Hoff

Rédacteur en chef adjoint BOM Presse Clichy

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