Financiarisation

Les jeunes radiologues vivement encouragés à se faire conseiller avant toute association

Une session des JFR a donné la parole aux radiologues plutôt opposés à la financiarisation. Le mot d’ordre pour leurs confrères tentés par une association est d’avoir recours à un avocat et d’envoyer les contrats au conseil de l’Ordre des médecins avant la signature.

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Le 14/11/23 à 7:00, mise à jour le 22/11/23 à 11:28 Lecture 5 min.

« Nous sommes avant tout médecins. L’incursion d’un raisonnement strictement financier est quelque chose que nous devons combattre », explique Aymeric Rouchaud, radiopédiatre et cofondateur de l'association CORAIL. © Benjamin Bassereau

Plusieurs sessions des journées francophones de radiologie (JFR) 2023 se sont intéressées à la financiarisation de la radiologie. L’une d’entre elles a donné la parole aux radiologues plutôt opposés au recours aux fonds d’investissement, sur le thème : « Quelle radiologie en France à l'ère de la financiarisation ? » Elle s’est tenue dans une salle à la façon d’un plateau de télévision le 15 octobre.

« La rentabilité ne doit pas guider nos actes »

« Je m’installe en ville en janvier et je peux vous affirmer qu’il y a plein de jeunes qui veulent s’installer comme moi. J’ai envie de travailler quatre jours par semaine, de faire des astreintes et de la permanence des soins. N’écoutez pas ceux qui disent que la financiarisation est inéluctable », débute Aymeric Rouchaud, radiopédiatre et cofondateur de l’association CORAIL, collectif pour une radiologie « indépendante et libre ». « La rentabilité ne doit pas guider nos actes. Nous sommes avant tout médecins. L’incursion d’un raisonnement

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Benjamin Bassereau

Directeur de la rédaction BOM Presse Clichy

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