Cancérologie

« L’imagerie fait partie des grands axes de la cancérologie de demain »

Le médecin nucléaire Pierre Vera est le nouveau directeur du Centre de lutte contre le cancer de Rouen (Seine-Maritime). Dans un entretien, il expose les projets de son établissement et envisage les possibilités de l’imagerie médicale en cancérologie.

Le 23/06/17 à 11:00, mise à jour aujourd'hui à 14:30 Lecture 1 min.

Avant d’occuper le poste de directeur, le médecin nucléaire Pierre Vera dirigeait le service d’imagerie médicale du CHB. © Centre Henri-Becquerel

Docteur Imago / Quelles sont les orientations du Centre Henri-Becquerel (CHB) pour les années à venir?

Pierre Vera / Nos projets se développent sur trois grands axes : un projet médico-scientifique sur cinq ans qui comprend une restructuration sur le plan clinique, sur le plan des activités de recherche et sur le plan de la formation ; un projet nommée « CHB 2025 » qui prévoit la création d’un troisième bâtiment sur le site, ce qui permettra d’organiser un centre intégré de soins, de recherche et formation; et enfin un axe de développement qui vise à maintenir pour les patients une démarche de qualité et d’excellence.

D. I. / Avant d’occuper votre poste de directeur, vous étiez médecin nucléaire à la tête du service d’imagerie du CHB. Comment s’est organisé le rapprochement des deux entités ?

P. V. / Il y a longtemps que ce projet était envisagé. Nous avons fusionné les deux services en 2015 car la chef de l’imagerie est partie à la retraite et il n’y avait pas une volonté de la part des radiologues de reprendre le pilotage du service. L’autre raison est que nous commencions à faire de plus en plus de projets médicaux en commun, notamment avec la TEP-IRM. Avec cette fusion, nous voulions aussi donner une dimension universitaire au département de radiologie du CHB.

D. I. / Ce type de fusion reste rare car les professionnels ont tendance à vouloir préserver leur spécialité…

P. V. / Ce n’est pas ma façon de voir les choses. Cela fait très longtemps que nous entretenons de bonnes relations avec les radiologues du CHB et du CHU. Sans rien n’enlever à personne, il est possible de faire des projets communs avec pour objectif principal d’organiser le mieux possible le soin des malades.

D. I. / Selon vous, quelles sont les perspectives pour l’imagerie en cancérologie ?

P. V. / L’imagerie est fondamentale et fait partie des grands axes de la cancérologie de demain. La cancérologie va particulièrement se modifier dans les années qui viennent avec, sur le plan du diagnostic, l’imagerie et la biologie du cancer qui donneront accès à la médecine personnalisée.

Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

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