Médecine du travail

Un nouveau suivi médical pour les salariés

Les travailleurs non exposés à des risques spécifiques passeront désormais une visite d’information et de prévention tous les cinq ans. Les salariés exposés aux rayonnements ionisants, considérés comme un risque particulier, bénéficieront toujours de la visite médicale.

Le 04/01/17 à 8:00, mise à jour aujourd'hui à 15:21 Lecture 2 min.

Les travailleurs non exposés à des risques spécifiques bénéficient dorénavant d’une visite d’information et de prévention, qui remplace la visite d’embauche. CC www.flickr.com/photos/59632563@N04/

Le suivi individuel de l’état de santé des travailleurs a évolué depuis le 1er janvier 2017. Le Décret n° 2016-1908  relatif à la modernisation de la médecine du travail introduit en effet plusieurs changements susceptibles de concerner les salariés des structures d’imagerie médicale.

Une visite d’information et de prévention

Les travailleurs non exposés à des risques spécifiques bénéficient dorénavant d’une visite d’information et de prévention, qui remplace la visite d’embauche. Elle intervient au plus tard trois mois après la prise de fonction et sera réalisée par un médecin du travail, un collaborateur médecin, un interne en médecine du travail ou un infirmier. Son renouvellement interviendra au maximum dans les cinq ans, au lieu de deux ans pour l’ancienne visite de suivi. Ce délai pourra être raccourci par le médecin du travail selon certains critères, qui restent à définir.

Un suivi renforcé pour les travailleurs exposés aux rayonnements ionisants

En imagerie médicale, ces dispositions ne s’appliqueront pas aux travailleurs exposés aux rayonnements ionisants, qui sont définis comme un risque particulier par le décret, au même titre que le risque lié à l’exposition aux agents biologiques des groupes 3 et 4. Les personnels concernés bénéficieront d’un suivi individuel renforcé de leur état de santé. Il comprend un examen médical d’aptitude en lieu et place de la visite d’information et de prévention. Il sera réalisé exclusivement par un médecin du travail. Sa périodicité ne pourra excéder quatre ans.

Des dispositions particulières pour le travail de nuit

Les travailleurs de nuit auront droit à des dispositions particulières : le délai entre deux visites ne devra pas excéder trois ans. Les personnels embauchés en CDD ou les intérimaires seront également concernés par cette réforme.

La contestation des syndicats

Cette réforme de la médecine du travail est issue de l’application de la loi dite « El-Khomri », article 102. Elle rencontre l’hostilité des syndicats, notamment la CFE-CGC. Pour celle dernière, elle « aboutit à ce que les médecins du travail ne détecteront plus les nouvelles pathologies que cela soit celles du stress et du burn-out […]. Ils ne pourront plus aider les salariés ni conseiller les employeurs car ils ne rencontreront plus les salariés ».

Auteurs

Avatar photo

Benjamin Bassereau

Directeur de la rédaction BOM Presse Clichy

Voir la fiche de l’auteur

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

03 Juil

17:52

Le gouvernement a confirmé l'installation d'un TEP Scan en Corse, confronté à une pénurie de professionnels de santé dans plusieurs territoires de l'île. Jean-Jacques Panunzi, le sénateur de Corse-du-Sud a ainsi rappelé le 11 juin dernier que l'accès aux soins et aux infrastructures médicales demeure « l'une des préoccupations centrales des Corses », informe le média Corse Net Infos.

7:56

La plupart des patients estiment qu’ils devraient savoir si l’IA est utilisée pour générer leurs rapports d’imagerie médicale, selon une enquête publiée dans Radiology.
02 Juil

16:36

Une étude publié dans Nature présente AR-VIU, une plateforme de réalité augmentée qui affiche en temps réel des échographies 3D volumétriques, facilitant la perception de l’anatomie et l’interprétation des images. Les résultats montrent qu’elle améliore significativement la précision des utilisateurs, réduit les écarts de performance entre novices et experts, et accélère l’apprentissage de l’échographie.

7:28

Selon une étude, 8 % des femmes sans antécédent cardiovasculaire majeur présentent des calcifications artérielles mammaires (BAC) au dépistage mammographique. Leur signalement pourrait constituer une opportunité de dépistage précoce du risque cardiovasculaire et orienter vers une évaluation préventive.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR