Une deuxième initiative de la Société française de radiologie a vu le jour le 2 avril 2020 en vue du recueil de données liées à l’épidémie de COVID-19. Après le recueil du nombre d’examens radiographiques et scanographiques, la SFR met en place une collecte d’images de scanners thoraciques de cas suspects ou confirmés de COVID-19. Elle s’appuie sur DRIM France IA, la contribution du CERF, un partenariat avec NEHS Digital et sur les établissements volontaires pour y participer. Et s’appelle FIDAC, acronyme de l’anglais « French Imaging Database Against Coronavirus » (Base de données d’imagerie française contre le coronavirus).

Biomarqueurs diagnostiques

« Collecter les images d’un grand nombre de scanners nous permettra d’avoir une connaissance précise de la sémiologie diagnostique et de déterminer des biomarqueurs pronostiques », indique Jean-François Meder, président de la SFR, dans un communiqué. L’idée est de pouvoir fournir à des chercheurs des données contenant notamment des biomarqueurs diagnostiques, pronostiques ou des formes particulières de la maladie. Les équipes pourraient alors réaliser des analyses, corréler ces données aux autres informations, telles que les résultats biologiques (PCR, sérologie).

Scanners sans injection en axiale transverse

La SFR appelle donc les établissements volontaires à transmettre les scanners sans injection coupe millimétrique en axiale transverse après en avoir informé les patients. Ils pourront le faire en téléversant les images via un portail centralité sur le web (il convient alors d’envoyer une demande à l’adresse e‑mail suivante : info.digital@groupenehs.com) ou par un réseau de serveurs « déjà en place dans une grande partie des établissements français (lié à un marché obtenu en biomédecine) ». Plusieurs outils sont à disposition :

Recherche clinique

La SFR précise que des programmes hospitaliers de recherche clinique nationaux ou régionaux en cours de constitution pourraient bénéficier de ce dispositif de collecte de données qui seraient alors anonymisées dans le respect des obligations réglementaires, mais aussi de bases nationales plus médicales et thérapeutiques.

Benjamin BASSEREAU