Santé publique

La HAS précise les conclusions de son rapport sur la tomosynthèse

Au sein de la communauté radiologique, le récent rapport de la HAS sur l'intégration de la tomosynthèse dans le dépistage organisé passe mal. Pour tenter de désamorcer la situation, la HAS vient de revoir ses conclusions sans pour autant désavouer sa position.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 19/04/23 à 7:00, mise à jour le 11/09/23 à 13:23 Lecture 6 min.

« Faire de la mammographie 3 D + 2 D synthétique implique une numérisation complète du circuit pour envoyer les images en seconde lecture. C’est un prérequis important », souligne Cédric Carbonneil (photo d'illustration). D. R.

La réaction de la communauté radiologique aux recommandations de la Haute Autorité de santé sur l'intégration de la tomosynthèse dans le dépistage organisé ne s’est pas fait attendre. Dans une interview accordée à Docteur Imago, Isabelle Thomassin-Naggara, la présidente de la Société d'imagerie de la femme (SIFEM), regrette le caractère « prématuré » de ces préconisations et remet en question la validité de l’association tomosynthèse et mammographie synthétique dans le contexte du dépistage organisé. « L’application immédiate de ces recommandations telles qu’elles ont été publiées pose problème, signale-t-elle. Elles peuvent mettre en difficulté les acteurs de terrain puisqu’elles ne prévoient pas l’usage de la tomosynthèse en complément de la mammographie, alors que c’est la pratique d’une majorité de radiologues au quotidien. De plus, nous avons peu de données sur la valeur diagnostique de la mammographie synthétique proposée en remplacement de la mammographie conventionnelle. »

Lettr

Il vous reste 89% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

Voir la fiche de l’auteur

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Le fil Docteur Imago

03 Avr

7:31

Le député Thibault Bazin (groupe LR) a déposé le 28 mars un amendement concernant la reconnaissance des Plateaux d’imagerie médicale ambulatoire de proximité (PIMAP) au texte de la proposition de loi d’initiative transpartisane visant à lutter contre les déserts médicaux. L'amendement n°100, examiné par l'Assemblée nationale, propose ainsi que le Gouvernement remette au Parlement « un rapport évaluant l’opportunité d’instituer un statut spécifique pour le plateau d’imagerie médicale ambulatoire de proximité donnant un cadre légal aux cabinets libéraux de radiologie [...] souhaitant maintenir ou améliorer un maillage territorial de proximité ».
02 Avr

15:49

La Fédération de radiologie interventionnelle de la Société française de radiologie (FRI-SFR) a lancé une enquête en ligne pour « faire la lumière sur les freins à l'adhésion au CIRSE (la Société européenne de radiologie cardiovasculaire et interventionnelle, NDLR) chez les radiologues interventionnels français », comme annoncé par Vincent Vidal dans nos colonnes.

12:49

Le consortium ImaSpiiR-X, qui rassemble des acteurs de l'industrie et du milieu académique sous l'égide de l'industriel Trixell, a reçu le soutien de France 2030 à hauteur de 18,2 millions d’euros sur une durée de 60 mois, selon un communiqué du CEA. Cette aide vise à « passer d’une imagerie médicale par rayons X en noir et blanc à une imagerie spectrale en couleur », notamment via le développement de « capteurs plans de nouvelle génération » et d'algorithmes « avancés ».

7:30

Suite à sa fermeture en février, le cabinet de radiologie Boyer à Saint-Céré (46) a transféré son activité et son personnel à l'hôpital local, informe La Dépêche.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR