Mammographie

L’autocompression moins douloureuse et aussi efficace que la compression standard

Une étude française conclut que l’autocompression n’est pas inférieure à la technique habituelle pour obtenir une épaisseur de sein minimale en mammographie, sans augmenter la douleur ou compromettre la qualité d’image.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 26/04/19 à 15:00, mise à jour aujourd'hui à 15:17 Lecture 1 min.

Les auteurs de l'étude ont constaté que l'autocompression « n'était pas inférieure à la compression standard pour obtenir une épaisseur de sein minimale sans augmenter la douleur ou compromettre la qualité de l'image » (photo d'illustration). © Isabelle Reynaud

L’autocompression offre la possibilité aux femmes qui passent une mammographie de régler elles-mêmes la force de compression exercée sur leur sein. Une équipe de radiologues de Nancy, Bordeaux, Caen et Paris a évalué la non-infériorité de cette technique en mammographie par rapport à la compression habituelle pour obtenir une épaisseur de sein minimale. Les résultats de ses travaux sont parus dans la revue JAMA Internal Medicine [1].

Une étude sur 549 patientes

Philippe Henrot, radiologue à l’institut de cancérologie de Lorraine, à Nancy (54) et ses confrères, ont conduit un essai clinique randomisé entre mai 2013 et octobre 2015 dans 6 centres français de cancérologie. Ils ont inclus 549 femmes, âgées de 50 à 75 ans. « 548 (97,3 %) ont terminé l'essai. Parmi elles, 275 (48,8 %) (âge moyen 61,3 ans) ont été randomisées dans le groupe d'autocompression et 273 (48,5 %) (âge moyen 60,8 ans) dans le groupe standard », détaillent-ils.

Une force de compression plus élevée

En comparant les donnée

Il vous reste 55% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

Voir la fiche de l’auteur

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

25 Sep

16:00

Une revue publiée dans Neuroradiology offre un aperçu global des bénéfices cliniques et des limites opérationnelles de la téléradiologie. Selon les chercheurs, celle-ci améliore l’accès à l’expertise, la rapidité des diagnostics et la continuité des soins. Cependant, son développement reste limité par les problèmes de connectivité, d’interopérabilité, de sécurité des données et de réglementation.

13:00

Dans une revue de la littérature, des chercheurs australiens mettent en évidence des obstacles à l’inclusion des personnes LGBTQ+ en imagerie médicale, notamment les systèmes binaires, le mégenrage et le manque de formation, et souligne la nécessité de développer et d’évaluer des pratiques, des outils et des communications plus inclusifs.

7:45

Un algorithme testé par une équipe de chercheurs danois a démontré une bonne précision pour la détection de fractures d'extrémités en situation d'urgence. Cependant, la valeur prédictive positive inférieure par rapport aux comptes rendus de radiologie et l'apparition de faux positifs soutiennent son utilisation comme aide à la décision plutôt que pour le diagnostic autonome. (Étude)

24 Sep

17:30

Dans une étude présentée dans JACR, les répétitions d'examens IRM cérébrales liées aux mouvements des patients ont généralement permis d'améliorer la qualité de l'image et la fiabilité du diagnostic, tandis que les répétitions des cholangiopancréatographies n'ont apporté qu'un bénéfice limité. « Ces résultats plaident en faveur d'un suivi au niveau des séquences afin d'orienter les stratégies ciblées de réduction des mouvements », concluent les chercheurs.
✕
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR