Santé publique

Le dépistage du cancer du poumon par scanner reste « non justifié » selon l’Académie de médecine

Dans un récent rapport, la commission cancérologie de l'Académie nationale de médecine a rendu un verdict défavorable à l'utilisation du scanner basse dose pour le dépistage du cancer broncho-pulmonaire. Le scanner permettrait toutefois de contribuer au bilan de santé des fumeurs et de participer au sevrage tabagique.

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Le 24/02/21 à 8:00, mise à jour hier à 15:14 Lecture 5 min.

Dans son rapport, la commission de cancérologie de l’Académie a évalué les différents aspects de la balance bénéfices/risques du dépistage du cancer du poumon par scanner basse dose. DR - Photo d'illustration

Dans un rapport adopté le 26 janvier 2021, l’Académie nationale de médecine affiche sa position officielle dans un rapport sur le dépistage du poumon par scanner thoracique basse dose. Ce rapport, réalisé par la commission de cancérologie de l’Académie, avait pour objectif d’évaluer les différents aspects de la balance bénéfices/risques du dépistage. En conclusion de leur analyse, les membres de la commission ont estimé que le dépistage du cancer broncho-pulmonaire (CBP) par scanner basse dose restait « non justifié ».

Un dépistage « peu rentable »

Le rapport stipule qu’en termes épidémiologiques et économiques, le cancer du poumon ne semble pas être le candidat idéal à l’instauration d’un programme de dépistage : « L’importance du problème représenté par les CBP est bien confirmée par l’examen des données d’incidence, de mortalité et de survie. Cependant leur vitesse d’évolution clinique fait que le nombre de cancers dépistables (la prévalence) est faible malgré un flux (incidence) élev

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Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

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