Consultation radiologique

« Longtemps, le radiologue n’a pas été considéré comme un consultant à part entière »

Surspécialisée en imagerie sénologique et en imagerie gériatrique à l’hôpital Émile-Roux – AP-HP, à Limeil-Brévannes (94), Evelyne Meyblum a fait de la consultation un élément incontournable de sa pratique. Elle constate une évolution des mentalités sur le rôle de consultant du radiologue et entrevoit la nécessité d’une formation plus poussée en ce sens.

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Le 06/09/22 à 7:00, mise à jour hier à 15:09 Lecture 4 min.

« Dans des centres d’imagerie, certains patients ne demandent pas à voir le radiologue car ils ne savent pas forcément que c’est possible », témoigne Evelyne Meyblum. D. R.

Docteur Imago / Comment votre pratique en imagerie sénologique et en gériatrie a-t-elle influencé votre contact avec les patients lors des consultations ?

Evelyne Meyblum / À l’hôpital, nous avons été amenés à réfléchir à notre relation avec les personnes âgées au travers de l’adaptabilité. Quand une personne âgée est en pleine forme, nous faisons une consultation normale. Il y a aussi des personnes âgées qui ont des troubles cognitifs et auxquelles il faut s’adapter. Il peut y avoir un ralentissement psychologique ou intellectuel, voire un syndrome démentiel. Il faut s’adapter à la lenteur des mouvements, à la lenteur des réflexions, à la surdité, à une anxiété plus élevée, etc. Quand nous allons chercher un patient jeune en salle d’attente pour l’emmener vers la cabine de déshabillage, nous commençons à discuter pendant le temps d’accompagnement. Nous ne pouvons pas faire ça avec les patients très âgés car ils s’arrêtent de marcher quand on leur pose une question. Ils ne peuvent pas f

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Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

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