JFMN 2019

La TEP incontournable pour diagnostiquer le cancer de la prostate oligométastatique

Le cancer oligométastatique est un état intermédiaire entre le cancer localisé et métastatique, avec des métastases limitées en nombre et en localisation. Aux Journées francophones de médecine nucléaire 2019, le nucléariste Jean-Noël Talbot a détaillé le rôle de la TEP dans la détection de ce type de cancers.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 16/12/19 à 8:00, mise à jour aujourd'hui à 15:06 Lecture 3 min.

Lors des JFMN 2019, Jean-Noël Talbot a décrit le potentiel de l’imagerie nucléaire pour la prise en charge du cancer de la prostate oligométastatique. © C. F.

Le cancer de la prostate oligométastatique fut au centre des attentions lors du congrès de la Société française de médecine nucléaire (SFMN), en mars 2019. Jean-Noël Talbot, médecin nucléaire à l’hôpital Tenon - AP-HP, a décrit le potentiel de l’imagerie nucléaire pour la détection de cette pathologie.

Un état intermédiaire

La notion de « cancer de la prostate oligométastatique » a mis du temps à s’imposer. « On a longtemps considéré de façon binaire que la maladie cancéreuse était soit localisée, soit métastatique, avec des conséquences majeures sur la prise en charge des patients, observe Jean-Noël Talbot. Pourtant, il y a déjà 25 ans, une étude publiée dans Journal of Clinical Oncology [1] proposait de considérer un état intermédiaire, oligométastatique, où les métastases limitées en nombre et en localisations peuvent être contrôlées par des traitements ablatifs locaux. » Ce postulat a ensuite été délaissé pour revenir en force il y a quelques années, comme le montre une étude publiée

Il vous reste 77% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

Voir la fiche de l’auteur

Bibliographie

  1. Hellman S., Weichselbaum R. R., « Oligometastases », Journal of Clinical Oncology, janvier 1995, vol. 13, n° 1, p. 8 – 10. https://ascopubs.org/doi/10.1200/JCO.1995.13.1.8.
  2. Weichselbaum R. R., Hellman S., « Oligometastases revisited », Nature Reviews Clinical Oncology, 2011, vol. 8, p. 378-382. DOI : 10.1038/nrclinonc.2011.44.
  3. Foster C. C., Weichselbaum R. R., Pitroda S. P., « Oligometastatic prostate cancer : Reality or figment of imagination ? », Cancer, 6 décembre 2018. DOI : 10.1002/cncr.31860.  
  4.  

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Le fil Docteur Imago

03 Avr

16:34

L’Association européenne de médecine nucléaire (EANM) et la Société de médecine nucléaire et d’imagerie moléculaire (SNMMI) ont publié des recommandations conjointes sur l’utilisation de l’imagerie cérébrale TEP tau chez les patients suspectés de maladie d’Alzheimer.

13:30

Une étude publiée dans AJR souligne que les radiologues et l’IA ont atteint une sensibilité sous-optimale pour la détection des anomalies pulmonaires interstitielles (ILA) en radiographie, bien que de haute spécificité. Les résultats ne soutiennent donc pas le dépistage radiographique de l’ILA, qu’il s’agisse d’une interprétation radiologue ou d’une IA.

7:43

La reconstruction avancée tridimensionnelle (AR) améliore significativement la précision diagnostique des fractures des membres par rapport à la radiographie conventionnelle tout en maintenant une haute qualité d’image, conclut une étude publiée dans Emergency radiology. « Son intégration dans les flux de travail des urgences pourrait réduire le besoin d’imagerie supplémentaire et accélérer la prise de décision clinique », selon les chercheurs.

14:09

Un essai contrôlé randomisé multicentrique a évalué si la priorisation des radiographies thoraciques par intelligence artificielle réduisait les délais de diagnostic du cancer du poumon, sans observer d’amélioration significative des délais vers le scanner, le diagnostic, l’orientation ou le traitement. Ainsi, la priorisation des examens par IA dans ce contexte n’apporte pas de bénéfice clinique mesurable, selon une étude publiée dans Nature Medicine.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR