Imagerie du sportif

Démembrement et intérêt de l’échographie des lésions musculaires : comment réaliser l’échographie d’une lésion musculaire ?

Cet article, deuxième d'une série de trois, présente la technique de l'échographie des lésions musculaires. Cette dernière requiert d'importantes connaissances anatomiques car elle se base sur des repères à étudier successivement et comparativement avant de terminer par la zone douloureuse.

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Le 13/11/19 à 8:00, mise à jour le 11/09/23 à 13:29 Lecture 3 min.

Figure 1. Vascularisation réactionnelle au Doppler une semaine après la survenue d’une lésion musculaire. © J.-L. B., J. R., M. C.

Deux jours après l'accident

L’analyse musculaire [2] débute systématiquement par l’étude axiale et s’effectue toujours de manière comparative sur un muscle détendu. Ainsi, pour les ischiojambiers, le patient doit être en procubitus, le bras le long du corps et la tête tournée sur le côté sans oreiller. Rappelons qu’une échographie réalisée en urgence peut être faussement négative car les hématomes surviennent de façon progressive. Un examen effectué 2 jours après l’accident est un excellent compromis. Il ne faut pas hésiter à refaire un examen quelques jours après une échographie précoce ne montrant pas de lésion alors que la clinique est positive.
D’importantes connaissances anatomiques sont indispensables car toutes les études échographiques musculaires se basent sur des repères échoanatomiques qui doivent être étudiés successivement et comparativement dans un premier temps pour terminer l’examen par l’analyse de la zone douloureuse.
Au niveau de celle-ci, on recherche d’abord un remani

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Notes

Les auteurs ne déclarent aucun conflit d'intérêts.

Auteurs

Jean-Louis Brasseur

Radiologue
Service de radiologie polyvalente et oncologique
Hôpital de la Pitié-Salpêtrière, Assistance publique – Hôpitaux de Paris
Insep
Paris
Imagerie médicale de la Plaine de France
Montfermeil

Jérôme Renoux

Radiologue Insep Paris

Michel Daoud Crema

Radiologue Insep Paris

Bibliographie

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