Olivier Clément

« Les formations doivent être plus systématiques, pour que les radiologues apprennent ce que change le multipatient en pratique »

Responsable du Comité interdisciplinaire de recherche et de travail sur les agents de contraste (CIRTACI) depuis 1995, directeur médical du département médico-universitaire (DMU) Imagina de l'AP-HP et chef de service à l’hôpital européen Georges-Pompidou, le PU-PH de radiologie Olivier Clément continue à dédier une part importante de son travail aux recommandations sur les produits de contraste, tout en suivant de près l'évolution de la législation et de la recherche les concernant.

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Le 19/01/24 à 7:00 Lecture 8 min.

« Au CIRTACI, nous avons réfléchi à sortir une fiche sur le multipatient, mais sans lancer de programme de travail pour l'instant. » © François Mallordy

Docteur Imago / Vous êtes responsable depuis 28 ans du Comité interdisciplinaire de recherche et de travail sur les agents de contraste en imagerie (CIRTACI), groupe de travail de la Société française de radiologie (SFR) dédié aux produits de contraste (PDC). Comment en êtes-vous arrivé à occuper ce poste ? Olivier Clément / Je suis radiologue diplômé depuis 1991. J'ai commencé par exercer en radiologie des urgences à l'hôpital Boucicaut (ancien hôpital de l'AP-HP dont les services ont été transférés à l’hôpital européen Georges-Pompidou en 2000, NDLR), et à m’intéresser à la recherche entourant les produits de contraste, notamment le développement préclinique de nouvelles molécules et l'évaluation de PDC existants. Puis, comme je m’interrogeais à ce sujet, l'aspect sécurité m'a rapidement intéressé. Or, en 1993, le professeur de radiologie Guy Frija, chef de service à l'hôpital Boucicaut, a monté le CIRTACI avec le néphrologue Gilbert Deray. Très rapidement après l'avoir créé, il m

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Auteurs

François Mallordy

Journaliste rédacteur spécialisé

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Bibliographie

  1. Roditi, G., Khan, N., van der Molen, A.J. et coll. « Intravenous contrast medium extravasation: systematic review and updated ESUR Contrast Media Safety Committee Guidelines ». European Radiology. 17 février 2022. DOI :  10.1007/s00330-021-08433-4.
  2. van der Molen, A.J., Dekkers, I.A., Geenen, R.W.F. et coll. «Waiting times between examinations with intravascularly administered contrast media: a review of contrast media pharmacokinetics and updated ESUR Contrast Media Safety Committee guidelines ». European Radiology. 12 octobre 2023. DOI : 10.1007/s00330-023-10085-5.
  3. van der Molen, A.J., Krabbe, J.G., Dekkers, IA., « Analytical interference of intravascular contrast agents with clinical laboratory tests: a joint guideline by the ESUR Contrast Media Safety Committee and the Preanalytical Phase Working Group of the EFLM Science Committee ». Clinical Chemistry and Laboratory Medicine (CCLM), 6 décembre 2023. DOI : 10.1515/cclm-2023-1184.
  4. Geenen, R.W.F., Roditi, G., Bellin, MF. et coll. « Safe use of contrast media in myasthenia gravis: systematic review and updated European Society of Urogenital Radiology Contrast Media Safety Committee guidelines ». European Radiology. 14 décembre 2023; DOI : 10.1007/s00330-023-10463-z.

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Une étude multicentrique publiée dans European Radiology montre qu’un modèle de deep learning combinant nnU-Net et ConvNeXt-tiny permet d’évaluer avec précision l’invasion musculaire dans le cancer de la vessie à partir d’IRM, avec des performances élevées et stables.

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Une étude pilote a évalué un outil d’IA (BoneView) capable de détecter les fractures liées à la maltraitance chez des enfants de moins de 5 ans, montrant une légère amélioration de sa précision après un premier réentraînement. Ces résultats préliminaires suggèrent qu’un entraînement supplémentaire pourrait permettre d’atteindre des performances cliniquement utiles et renforcer l’aide au diagnostic dans ce contexte.

7:11

Une étude prospective comparant la radiographie conventionnelle à une reconstruction avancée 3D montre que cette dernière détecte toutes les fractures des membres avec une sensibilité de 100 %, contre 46,7 % pour la méthode classique, tout en conservant une excellente spécificité et qualité d’image. Son utilisation aux urgences pourrait améliorer la précision diagnostique, réduire les examens complémentaires et accélérer la prise en charge des patients.
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