Portrait

Brigitte Séradour, radiologue d’utilité publique

Depuis plus de 30 ans, la radiologue marseillaise Brigitte Séradour s’est donné pour mission de développer et renforcer le dépistage organisé du cancer du sein en France. Pour elle, le combat du dépistage se mène à la fois sur le front de l’imagerie et de la santé publique.

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Le 26/01/24 à 7:00 Lecture 6 min.

Face aux mutations auxquelles le dépistage organisé est confronté, Brigitte Seradour, présidente de l’association nationale des CRCDC, espère amorcer une nouvelle révolution. La radiologue ne ménage pas ses efforts pour faire perdurer la mission qu’elle s’est donnée. © C. F.

En 2024, le dépistage organisé du cancer du sein fête ses 20 ans, et Brigitte Séradour n’est pas peu fière du chemin parcouru. Elle qui a mis toute son énergie dans l’éclosion et la pérennisation de ce dispositif sait quelle persévérance il demande. Heureusement, de persévérance, la radiologue marseillaise n’en manque pas. Lorsqu’elle raconte son parcours, on comprend tout de suite que sa trajectoire a été dès le départ irrémédiablement associée au dépistage.

La révélation de l’imagerie mammaire

Pourtant, à l’origine, la radiologie était tout sauf une vocation. Issue d’une famille d’artistes, Brigitte Séradour est soutenue dans son choix par ses parents qui voient dans la médecine l’assurance de stabilité et de sécurité financière qui fait parfois défaut aux professions artistiques. « Le choix de la médecine est lié à une conjonction, une sorte de construction, explique-t-elle. La seule chose qui m’a parue intéressante dans le destin médical, c’est que j’aimais autant les sciences

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Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

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