Téléradiologie

Comment gérer l’interprétation à distance des scanners chez l’enfant polytraumatisé

Une session des JFR 2022 a présenté une organisation de téléradiologie d'urgence en imagerie pédiatrique. Dans ce domaine, la qualité se fonde sur des gardes structurées, des protocoles standardisés et des secondes lectures systématiques.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 04/11/22 à 8:00, mise à jour le 11/09/23 à 13:30 Lecture 4 min.

Nathan Banaste, radiologue à Bourg-en-Bresse (01) et membre du comité scientifique de la société de téléradiologie d’urgence Imadis, a détaillé la gestion de l’interprétation à distance d’un scanner corps entier chez l’enfant polytraumatisé. © C. F.

Samedi 8 octobre, une séance pédagogique des Journées francophones de radiologie (JFR) 2022 a décrypté le rôle de la téléradiologie d'urgence dans l’amélioration des pratiques en radiopédiatrie. À cette occasion, Nathan Banaste, radiologue à Bourg-en-Bresse (01) et membre du comité scientifique de la société de téléradiologie d’urgence Imadis, a détaillé la façon dont est gérée l’interprétation à distance d’un scanner corps entier chez l’enfant polytraumatisé au sein de son groupe. « Quand j’ai commencé la téléradiologie il y a 7 ans, je n’imaginais pas pouvoir interpréter des bodyscanners à distance sur des enfants gravement traumatisés, témoigne-t-il. Finalement, j’ai été agréablement surpris. »

Organisation structurée et standardisée

La société Imadis s’organise sous forme de centres de garde externalisés réunis sur une seule plateforme pour l’interprétation à distance d’examens envoyés par divers hôpitaux en France. « La garde est structurée du point de vue organisationnel, indique N

Il vous reste 85% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

Voir la fiche de l’auteur

Bibliographie

  1. Didion P., Crombé A., Dabadie A. et coll., « Emergency whole-body CT scans in pediatric patients with trauma: patterns of injuries, yield of dual-phase scanning, and influence of second read on detection of injuries », European Radiology, juin 2022. DOI : 10.1007/s00330-022-08878-1.

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

17 Avr

14:33

Une revue systématique publiée dans Radiography conclut au fort potentiel de l’utilisation du jumeau numérique en IRM, notamment en cardiologie et en oncologie, malgré des limites dans les domaines de la formation, de la sécurité et de l’intégration opérationnelle.

7:12

Une étude publiée dans Radiography analyse l’utilisation du modèle d’apprentissage profond Att-U-Net pour segmenter les tissus pulmonaires et les tumeurs à partir d’images PET-CT, afin d’améliorer le diagnostic du cancer du poumon. Les résultats montrent de bonnes performances (DSC 0,81 et IoU 0,69), suggérant que ce modèle pourrait renforcer la précision clinique et faciliter la planification des traitements.
16 Avr

15:41

Mount Sinai est le premier au monde à utiliser le système TheraSphere™ Y-90 « Any Day Dosing », un traitement mini-invasif qui délivre directement des radiations aux tumeurs du foie via le sang. Cette innovation permet de traiter les patients plus rapidement et plus souvent dans la semaine, améliorant ainsi l’accès aux soins et réduisant les délais, annonce un communiqué. 

13:16

Une revue systématique et méta-analyse démontre que la mammographie avec contraste (CEM) présente une très forte valeur prédictive négative pour les asymétries non rehaussées, avec un risque de cancer extrêmement faible. En revanche, la présence de rehaussement est fortement associée à la malignité et permet d’améliorer la stratification du risque.

7:30

Une étude aux Pays-Bas montre qu’un protocole standardisé améliore partiellement la qualité des comptes rendus d’échographie thyroïdienne, mais reste inégalement appliqué. Son efficacité dépend surtout d’une bonne communication et collaboration entre les professionnels de santé.

Docteur Imago

GRATUIT
VOIR