Santé publique

Le dépistage aurait permis d’éviter 23 000 décès par cancer du sein entre 2004 et 2018, selon l’INCA 

Sur la base d'un modèle médico-économique de micro-simulation et d'une revue de la littérature scientifique, l'Institut national du cancer estime que la stratégie actuelle de dépistage permettrait, pour les femmes éligibles de 2004 à 2018, de réduire de 20,4 % la mortalité par cancer du sein sur un horizon de vie entière, par rapport à l’absence de dépistage.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 31/03/26 à 7:00, mise à jour le 31/03/26 à 9:34 Lecture 4 min.

« Les résultats suggèrent qu’une femme débutant le dépistage à 50 ans et réalisant un dépistage tous les deux ans peut espérer voir son risque de mortalité par cancer du sein diminuer de 40 % environ sur sa vie entière. Une femme débutant à 60 ans, pourrait espérer une réduction de 30 % environ et une femme débutant à 70 ans de 20 % », précisent les auteurs du rapport. C. F.

Dans un rapport publié début mars, l’Institut national du cancer (INCA) a dévoilé les résultats d’une étude pour évaluer l’impact du dépistage du cancer du sein sur la vie des femmes concernées. Pour ces travaux, l'organisme s’est appuyé sur un modèle médico-économique de micro-simulation et sur une revue de la littérature scientifique nationale et internationale, publiée entre 2011 et 2021, et sur les données du programme national de dépistage depuis son déploiement en 2004. Les résultats ont été validés par un groupe pluridisciplinaire d’experts.

Une modalisation pour comparer trois stratégies

Le modèle a comparé trois stratégies : la stratégie de dépistage actuelle incluant les dépistages réalisés à titre individuel, et deux stratégies hypothétiques : l’une fondée sur l’absence de dépistage qu’il soit individuel ou organisé, l’autre sur l’absence de dépistage organisé avec un dépistage qui ne serait fondé que sur une approche individuelle.

Une réduction de 20 % de la mortalité liée au

Il vous reste 83% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

Voir la fiche de l’auteur

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Le fil Docteur Imago

25 Mai

16:34

 Sur plus de 30 000 examens, un outil d'intelligence artificielle autorisé par la Food and Drug Administration pour la détection de l'embolie pulmonaire en angioscanner a fait preuve d'une forte concordance avec les radiologues et a apporté une contribution significative lors des réévaluations en cas de divergence. Des divergences entre médecins et IA ont toutefois été relevées. Étude.

11:23

L'American Medical Association, qui regroupe des sociétés savantes et organisations médicales aux États-Unis, a publié des recommandations pour aider les patients à utiliser l'IA pour prendre en charge et améliorer leur santé. « Les outils d'IA doivent être utilisés uniquement pour compléter et non pas remplacer l'expertise des médecins », prévient le texte.

7:10

L'hydrodissection à l'aide de gélatine absorbable est sûre, efficace, éconmique, disponible pour protéger les organes adjacents lors de thermoablations hépatiques, conclut une étude présentée dans JVIR.
22 Mai

16:00

La relaxométrie multicomposante en IRM serait efficace pour quantifier de manière non invasive la fibrose, de l'inflammation, de la stéatose et du fer dans les cas de stéatohépatites non alcooliques (étude).
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR