Urgences

La place du scanner corps entier dans la prise en charge des traumatismes

Lors des JFR urgences, la radiologue Ingrid Millet a détaillé le rôle du bodyscanner pour la prise en charge aux urgences des traumatismes fermés. Pour limiter les expositions inutiles, elle recommande d'identifier les cas sévères et de proposer aux autres des scanners plutôt ciblés.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 13/05/26 à 7:00 Lecture 4 min.

Dans la prise en charge des patients traumatisés fermés, plusieurs études ont démontré que le recours au scanner corps entier peut réduire la mortalité, notamment chez les patients les plus sévèrement atteints, a rapporté Ingrid Millet, radiologue au CHU de Montpellier (34), lors d’une session aux JFR urgences le 27 mars dernier. Toutefois, une étude publiée en 2016 dans The Lancet met en lumière l’absence de différence significative de mortalité entre une stratégie de scanner systématique et une méthode associant imagerie conventionnelle et examens ciblés [1]. Elle a cependant essuyé de nombreuses critiques, en raison de biais méthodologiques importants. « La majorité des patients qui avaient eu initialement une imagerie conventionnelle de scanner ciblé avaient, au final, eu également un bodyscanner dans les suites de l'hospitalisation », rapporte l’intervenante.

Trois grades de gravité en France

La recherche s’est donc orientée vers l’identification de critères prédictifs de l’utilité

Il vous reste 82% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Solenn Duplessy

Voir la fiche de l’auteur

Bibliographie

  1. Sierink JC, Treskes K, Edwards MJR, et al (2016) Immediate total-body CT scanning versus conventional imaging and selective CT scanning in patients with severe trauma (REACT-2): a randomised controlled trial. The Lancet 388:673–683. https://doi.org/10.1016/S0140-6736(16)30932-1.

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Le fil Docteur Imago

11 Sep

17:00

Une étude prospective chez 22 patients atteints de tumeurs neuro-endocrines métastatiques montre que le ¹⁷⁷Lu-LNC1010 présente un profil de tolérance favorable, sans toxicité rénale ou hépatique sévère. Le traitement a obtenu un taux de réponse objective de 44,4 %, et un contrôle de la maladie de 94,4 %.

15:00

Après une embolisation des artères prostatiques (PAE), le taux cumulé de ré-intervention atteint 25,8 % à 5 ans, la résection transurétrale de la prostate étant la procédure de rattrapage la plus fréquente, selon une étude. Ces résultats confirment une durabilité à moyen terme satisfaisante de la PAE.

13:30

Une étude démontre que le score O-RADS IRM présente une excellente performance diagnostique pour différencier les masses annexielles bénignes et malignes. L’intégration de la courbe d’intensité semi-quantitative (SIC) améliore surtout la spécificité et la valeur prédictive positive, tout en réduisant les interventions chirurgicales inutiles.
10 Sep

17:23

L’embolisation des artères utérines (EAU) offre une amélioration durable des symptômes chez environ 75 % des patientes. À 10 ans, près d’une patiente sur cinq nécessite une nouvelle intervention, avec un risque plus élevé chez les femmes plus jeunes. (Etude).
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR