Gynécologie

« Il y a davantage de dépistages de l’endométriose parce qu’on sait mieux voir »

La prise en charge de l’endométriose chez l’adolescente présente de nombreuses particularités du fait des problématiques et des lésions spécifiques au jeune âge des patientes. Pour Corinne Bordonné, radiologue à l’Hôtel-Dieu (Paris), les progrès de l’imagerie et la formation des spécialistes ont permis d’améliorer le dépistage ces dernières années.

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Le 19/12/19 à 8:00, mise à jour aujourd'hui à 15:15 Lecture 3 min.

Grâce aux progrès technologiques en échographie et en IRM, les radiologues possèdent des outils performants pour diagnostiquer l'endométriose. © Corine Bordonné

Docteur Imago / Quelles sont les particularités de l’imagerie gynécologique à l’adolescence ?

Corinne Bordonné / L’adolescence est une période de transition où les organes féminins commencent à fonctionner. Certaines pathologies apparaissent à ce moment-là. La prise en charge de l’adolescente est différente de celle de la femme adulte car les questionnements ne sont pas les mêmes. Chez les adolescentes, la douleur est au centre des préoccupations. Chez les femmes adultes, il y a aussi les problématiques de la fertilité et les désirs de grossesse.

D. I. / Quel a été l’apport de l’imagerie dans le diagnostic de cette pathologie ?

C. B. / Depuis le début des années deux mille, l’imagerie a beaucoup progressé. Sa résolution spatiale et son contraste sont meilleurs qu’il y a 15 ans. Les machines évoluent très vite. On voit des choses beaucoup plus petites, aussi bien en IRM qu’en échographie. Dans ses recommandations sur l’endométriose, la Haute Autorité de santé (HAS) indique que l’échographi

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Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

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