Cancers ORL

La TEP s’invite dans la surveillance des cancers des voies aérodigestives supérieures

À l'occasion d'une étude cas-témoins parue début août dans JAMA Network Open, des médecins du CHRU de Brest ont montré que substituer la surveillance au scanner par une surveillance à la TEP-TDM au 18F-FDG chez des patients atteints de carcinomes épidermoïdes des voies aérodigestives supérieures améliorait la survie à trois ans.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 15/12/23 à 7:00, mise à jour le 27/01/25 à 12:03 Lecture 3 min.

La survie globale à trois ans après détection d'une récurrence s'avère significativement meilleure dans le groupe suivi à la TEP-TDM au 18F-FDG que dans celui suivi de manière standard au scanner thoracique. © Sandra Lerouge

L'imagerie fonctionnelle utilisée systématiquement en surveillance des carcinomes épidermoïdes des voies aérodigestives supérieures (VADS) en lieu du scanner ou de l'IRM pourrait-elle améliorer la survie des patients après traitement ? C'est ce que suggère une étude cas-témoins publiée par des médecins du Centre hospitalier régional et universitaire de Brest (29), le 1er août 2023 dans JAMA Network Open [1]. Selon cette publication, la survie globale à trois ans après traitement s'avère significativement meilleure (p-value = 0,002) dans un groupe de 497 patients suivis à la TEP-TDM au 18F-FDG (Overall survival (OS) = 72,5 % ; écart interquartile (EI) = 2,0 %) par rapport à un groupe de 285 patients suivis de manière standard au scanner thoracique (OS = 64,3 % ; EI = 2,9 %).

Deux groupes similaires surveillés en TEP ou par scanner

Les patients inclus dans cette analyse sont âgés de plus de 18 ans, et ont été inclus rétrospectivement dans l'analyse s'ils montraient une réponse complète

Il vous reste 79% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

François Mallordy

Journaliste rédacteur spécialisé

Voir la fiche de l’auteur

Bibliographie

  1. Leclère J.-C., Clément C., Le Pennec R. et coll., « An Intensive 18F-Fludeoxyglucose–Positron Emission Tomography With Computed Tomography–Based Strategy of Follow-Up in Patients Treated for Head and Neck Squamous Cell Carcinoma Who Are Clinically Asymptomatic », JAMA Network Open, 1er août 2023. DOI : 10.1001/jamanetworkopen.2023.26654.
  2. Anzai Y., Chang C.-P., Rowe K. et coll., « Surveillance Imaging with PET/CT and CT and/or MRI for Head and Neck Cancer and Mortality: A Population-based Study », Radiology, 10 janvier 2023. DOI : 10.1148/radiol.212915.
  3. Salaün P-Y, Abgral R, Malardet O, et coll. « Actualisation des recommandations de bonne pratique clinique pour l’utilisation de la TEP en cancérologie », Bull Cancer, 2019. DOI : 10.1016/j.bulcan.2019.01.002.

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Le fil Docteur Imago

03 Avr

7:43

La reconstruction avancée tridimensionnelle (AR) améliore significativement la précision diagnostique des fractures des membres par rapport à la radiographie conventionnelle tout en maintenant une haute qualité d’image, conclut une étude publiée dans Emergency radiology. « Son intégration dans les flux de travail des urgences pourrait réduire le besoin d’imagerie supplémentaire et accélérer la prise de décision clinique », selon les chercheurs.

14:09

Un essai contrôlé randomisé multicentrique a évalué si la priorisation des radiographies thoraciques par intelligence artificielle réduisait les délais de diagnostic du cancer du poumon, sans observer d’amélioration significative des délais vers le scanner, le diagnostic, l’orientation ou le traitement. Ainsi, la priorisation des examens par IA dans ce contexte n’apporte pas de bénéfice clinique mesurable, selon une étude publiée dans Nature Medicine.

7:11

Entre 2002 et 2022, l’utilisation de la mammographie chez les femmes américaines n’a pas significativement diminué globalement, malgré une légère tendance à la baisse. Toutefois, des diminutions marquées ont été observées chez certains sous-groupes, notamment les femmes de 40 à 49 ans non assurées, fumeuses ou non hispaniques blanches, soulignant la nécessité de stratégies de dépistage ciblées et adaptées au risque, selon une étude publiée dans Jama Network Open.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR