SIFEM 2023

Le dépistage individualisé, horizon du dépistage organisé du cancer du sein ?

Facteurs de risque génomiques, densité mammaire, biomarqueurs… Toutes ces données permettent d'envisager l'individualisation du dépistage organisé du cancer du sein selon Corinne Balleyguier, cheffe du département d'imagerie médicale du centre de cancérologie de Gustave-Roussy. Cette dernière a synthétisé le 2 juin les dernières avancées de la recherche en ce sens, à l'occasion du congrès annuel de la SIFEM.

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Le 10/07/23 à 7:00, mise à jour aujourd'hui à 15:08 Lecture 4 min.

« Les scores de risque polygéniques associés à des facteurs d’imagerie comme la densité mammaire, mais aussi à des facteurs cliniques peuvent améliorer les scores de prédiction de risque du cancer du sein », affirme Corinne Balleyguier. © François Mallordy | diaporama Corinne Balleyguier

À l'heure de la génomique bon marché et des progrès en histologie, « on sait qu'il existe un continuum entre lésions atypiques in situ et lésions invasives. Ces nouvelles connaissances peuvent faire évoluer les modalités de dépistage du cancer du sein », commence Corinne Balleyguier, cheffe du département d'imagerie médicale du centre de cancérologie Gustave-Roussy à Villejuif (94). La coordonnatrice de l'étude MyPEBS (My personalized breast screening) en France est intervenue ce 2 juin au congrès annuel de la Société d'imagerie de la femme (SIFEM) au sujet de la personnalisation du dépistage organisé du cancer du sein.

Passer à un « dépistage 2.0 »

« L'idée, c'est de passer du dépistage tel qu’il est aujourd’hui, concernant toutes les femmes de 50 à 74 ans indépendamment de leurs facteurs de risque, à un dépistage 2.0 plus personnalisé où chaque femme pourrait connaître son risque, et se sentir plus concernée », résume Corinne Balleyguier. Une telle démarche demande de déterminer de

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Auteurs

François Mallordy

Journaliste rédacteur spécialisé

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Bibliographie

  1. Comstock C. E., Gatsonis C., Newstead G. M. et coll., « Comparison of abbreviated breast MRI vs digital breast tomosynthesis for breast cancer detection among women with dense breasts undergoing screening », JAMA, 2020, vol. 323, n° 8, p. 746-756. DOI : 10.1001/jama.2020.0572.
  2. Mann R. M., Athanasiou A., Baltzer P. A. T. et coll., « Breast cancer screening in women with extremely dense breasts recommendations of the European society of breast imaging (EUSOBI) », European Radiology, 2022, vol. 32, p. 4036-4045. DOI : 10.1007/s00330-022-08617-6.
  3. Lee A., Mavaddat N., Wilcox A. N. et coll., « BOADICEA: a comprehensive breast cancer risk prediction model incorporating genetic and nongenetic risk factors », Genetics in Medicine, août 2019, vol. 21, n° 8, p. 1708-1718. DOI : 10.1038/s41436-018-0406-9.
  4. Mavaddat N., Michailidou K., Dennis J. et coll., « Polygenic risk scores for prediction of breast cancer and breast cancer subtypes », AJHG, Janvier 2019, vol. 104, n° 1, p. 21-34. DOI : 10.1016/j.ajhg.2018.11.002.
  5. Brooks J. D., Nabi H., Andrulis I. L. et coll., « Personalized risk assessment for prevention and early detection of breast cancer: integration and implementation (PERSPECTIVE I&I) », Journal of Personalized Medicine, 2021, vol. 11, n° 6. DOI : 10.3390/jpm11060511.

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11 Sep

17:00

Une étude prospective chez 22 patients atteints de tumeurs neuro-endocrines métastatiques montre que le ¹⁷⁷Lu-LNC1010 présente un profil de tolérance favorable, sans toxicité rénale ou hépatique sévère. Le traitement a obtenu un taux de réponse objective de 44,4 %, et un contrôle de la maladie de 94,4 %.

15:00

Après une embolisation des artères prostatiques (PAE), le taux cumulé de ré-intervention atteint 25,8 % à 5 ans, la résection transurétrale de la prostate étant la procédure de rattrapage la plus fréquente, selon une étude. Ces résultats confirment une durabilité à moyen terme satisfaisante de la PAE.

13:30

Une étude démontre que le score O-RADS IRM présente une excellente performance diagnostique pour différencier les masses annexielles bénignes et malignes. L’intégration de la courbe d’intensité semi-quantitative (SIC) améliore surtout la spécificité et la valeur prédictive positive, tout en réduisant les interventions chirurgicales inutiles.
10 Sep

17:23

L’embolisation des artères utérines (EAU) offre une amélioration durable des symptômes chez environ 75 % des patientes. À 10 ans, près d’une patiente sur cinq nécessite une nouvelle intervention, avec un risque plus élevé chez les femmes plus jeunes. (Etude).
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