Cancer du poumon

Le dépistage personnalisé réduirait le nombre de faux positifs

Selon une étude réalisée sur une population simulée aux États-Unis, un dépistage personnalisé du cancer du poumon produit moins de faux positifs qu’un dépistage annuel, en maintenant une réduction de mortalité presque identique.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 18/10/22 à 7:00, mise à jour hier à 15:09 Lecture 2 min.

Les auteurs de l’étude ont retenu un scénario phare de dépistage personnalisé ajusté sur l'espérance de vie avec un seuil populationnel de présence d'un cancer du poumon à un stade préclinique de 0,15 % (photo d'illustration). © Carla Ferrand

La mise en place d'un dépistage organisé du cancer du poumon, en cours d'évaluation en France, se heurte à la problématique du surdiagnostic, associé à des risques psychologiques et physiologiques non négligeables. Dans un article paru le 22 août dans Journal of Medical Screening, des chercheurs de l’université du Michigan affirment que le dépistage personnalisé du cancer du poumon constitue une alternative séduisante au dépistage annuel, car il produit moins de faux positifs tout en maintenant un bon niveau de réduction de la mortalité [1].

Le dépistage de deux millions de fumeurs simulés

Afin d'évaluer les bénéfices et les inconvénients associés à la mise en place d'un dépistage personnalisé du cancer du poumon, les chercheurs ont mené une étude de microsimulation à partir de la simulation de l'histoire tabagique d'un million de femmes et d'un million d'hommes américains nés en 1960, représentatifs des formes de tabagisme de la population fumeuse étasunienne actuellement en âge de se f

Il vous reste 73% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

François Mallordy

Journaliste rédacteur spécialisé

Voir la fiche de l’auteur

Bibliographie

  1. Cao P., Jeon J., Meza R. et coll., « Evaluation of benefits and harms of adaptative screening schedules for lung cancer: A microsimulation study », Journal of Medical Screening, août 2022, vol. 29, n° 4. DOI : 10.1177/09691413221118194.

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

15 Mai

17:40

Le diagnostic du cancer de sein par ordinateur assisté par IA (AI-CAD) pourrait considérablement améliorer la spécificité et réduire le temps de lecture des mammographies, sans compromettre la sensibilité, selon une étude incluant 9 radiologues dans plusieurs pays d'asie (étude).

13:30

Un algorithme de débruitage pourrait permettre d’atténuer la dégradation du bruit liée à l’indice de masse corporelle (IMC) des images de scanner cardiaque à comptage photonique, sans sacrifier l’interchangeabilité clinique (étude).

10:45

Les marqueurs de neuro-imagerie issus de l’IRM pourraient refléter la gravité du parkinsonisme et des ataxies cérébelleuses, deux sous-types d’atrophies multisystématisées (MSA) (étude).
13 Mai

13:42

L'atrophie du nerf optique avec un signal T/FLAIR augmenté et une absence de rehaussement constitue le schéma dominant de la neuropathie optique chronique en IRM, reflétant très probablement une dégénération axonale plutôt qu'une inflammation active, conclut une étude présentée dans Neuroradiology.

7:43

Il est nécessaire d'entraîner l’IA sur des populations plus diverses, et à travers différentes stratégies de dépistage pour permettre son utilisation dans les cas d’IRM prostatiques de dépistage, selon une revue de cadrage publiée dans l’European Journal of Radiology.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR