Dépistage mammographique

Le risque de développer un cancer du sein après un faux positif diffère selon des caractéristiques individuelles

Un âge plus avancé, une densité mammaire plus faible et le fait d’avoir subi une biopsie sont associés à des risques plus importants de développer un cancer du sein dans les années qui suivent un dépistage qui a donné un résultat faux positif, selon une étude menée au sein d’une cohorte suédoise.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 20/12/23 à 7:00, mise à jour le 20/12/23 à 7:09 Lecture 2 min.

Les résultats de cette étude suggèrent que l’élaboration de programmes de surveillance personnalisés peut être bénéfique pour les femmes ayant obtenu un résultat faussement positif (photo d'illustration). © Solenn Duplessy

Le dépistage par mammographie est associé à un nombre élevé de résultats faussement positifs. En Europe, cela correspond à un risque cumulé important, rappellent les auteurs d’une étude publiée dans JAMA Oncology [1]. « Après 10 dépistages, environ 1 femme sur 5 en Europe aura au moins 1 résultat de mammographie faussement positif », indiquent-ils en citant notamment des données norvégiennes [2].

Une étude de cohorte suédoise

Dans le cadre de cette étude de cohorte appariée basée sur la population suédoise, menée de janvier 1991 à mars 2020, les chercheurs ont examiné les résultats à long terme après un résultat de mammographie faussement positif, en utilisant les données du programme de dépistage par mammographie de Stockholm. Bien que des études antérieures aient démontré un risque accru de développer un cancer du sein dans les 10 ans suivant des résultats de mammographie faussement positifs, peu de résultats déterminent si ce risque diffère selon les caractéristiques individuelles

Il vous reste 63% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Solenn Duplessy

Voir la fiche de l’auteur

Bibliographie

  1. Mao X., He W., Humphreys K. et coll., « Breast Cancer Incidence After a False-Positive Mammography Result », JAMA Oncology, novembre 2023. DOI : 10.1001/jamaoncol.2023.4519.
  2. Roman M., Hubbard R. A., Sebuodegard S. et coll., « The cumulative risk of false-positive results in the Norwegian Breast Cancer Screening Program: updated results », Cancer, 2013, vol. 119, n° 22, p. 3952-3958. DOI : 10.1002/cncr.28320.

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Le fil Docteur Imago

03 Avr

16:34

L’Association européenne de médecine nucléaire (EANM) et la Société de médecine nucléaire et d’imagerie moléculaire (SNMMI) ont publié des recommandations conjointes sur l’utilisation de l’imagerie cérébrale TEP tau chez les patients suspectés de maladie d’Alzheimer.

13:30

Une étude publiée dans AJR souligne que les radiologues et l’IA ont atteint une sensibilité sous-optimale pour la détection des anomalies pulmonaires interstitielles (ILA) en radiographie, bien que de haute spécificité. Les résultats ne soutiennent donc pas le dépistage radiographique de l’ILA, qu’il s’agisse d’une interprétation radiologue ou d’une IA.

7:43

La reconstruction avancée tridimensionnelle (AR) améliore significativement la précision diagnostique des fractures des membres par rapport à la radiographie conventionnelle tout en maintenant une haute qualité d’image, conclut une étude publiée dans Emergency radiology. « Son intégration dans les flux de travail des urgences pourrait réduire le besoin d’imagerie supplémentaire et accélérer la prise de décision clinique », selon les chercheurs.

14:09

Un essai contrôlé randomisé multicentrique a évalué si la priorisation des radiographies thoraciques par intelligence artificielle réduisait les délais de diagnostic du cancer du poumon, sans observer d’amélioration significative des délais vers le scanner, le diagnostic, l’orientation ou le traitement. Ainsi, la priorisation des examens par IA dans ce contexte n’apporte pas de bénéfice clinique mesurable, selon une étude publiée dans Nature Medicine.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR