Traitement par radiotraceur

« La radiothéranostique est en train de révolutionner le métier de médecin nucléaire »

Le lutétium vipivotide tétraxétane, traitement théranostique du cancer de la prostate métastatique, vient de recevoir un avis favorable de l'Agence européenne des médicaments, en attendant l'autorisation de mise sur le marché. Le point sur l'essor de la théranostique avec Carlos Artigas, professeur de médecine nucléaire à l’institut Jules-Bordet de l'Université libre de Bruxelles, qui utilise déjà ce type de traitement en routine.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 07/12/22 à 8:00, mise à jour aujourd'hui à 15:09 Lecture 4 min.

Carlos Artigas, professeur de médecine nucléaire à l'institut Jules-Bordet de l'Université libre de Bruxelles, utilise aujourd'hui le lutétium-PSMA en routine en troisième ligne. D. R.

Docteur Imago / Qu'est-ce que la radiothéranostique ?

Carlos Artigas / C'est un mot-valise associant radiothérapie et diagnostic qui désigne un type de traitement émergent. En radiothéranostique, on lie dans un premier temps un radiotraceur émetteur de positrons à une cible moléculaire spécifique du cancer suspecté, pour voir si cette dernière s'exprime sur les images de TEP-TDM. Si c'est le cas, l'association de cette cible moléculaire avec un nouvel isotope émetteur alpha ou bêta va permettre d'irradier les cellules cancéreuses et de les tuer.

D. I. / Votre institut est un pionnier de la théranostique en Europe. Concrètement, comment se déroule une intervention ?

C. A. / Une fois qu'un patient nous est envoyé pour consultation à l'issue de la RCP, on effectue une imagerie TEP-TDM préthérapeutique. S'il est un bon candidat pour le traitement théranostique, on commande le radiotraceur thérapeutique à notre propre radiopharmacie, qui fournira le produit 10 jours après. L'injection a lieu

Il vous reste 83% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

François Mallordy

Journaliste rédacteur spécialisé

Voir la fiche de l’auteur

Bibliographie

  1. Sartor O., de Bono J., Chi K. N. et coll., « Lutetium-177-PSMA-617 for metastatic castration-resistant prostate cancer », NEJM, septembre 2021, vol. 385, p. 1091-1103. DOI : 10.1056/NEJMoa2107322.
  2. Hofman M. S., Emmett L., Sandhu S. et coll., « [177Lu]Lu-PSMA-617 versus cabazitaxel in patients with metastatic castration-resistant prostate cancer (TheraP): a randomised, open-label, phase 2 trial », The Lancet, février 2021, vol. 397, n° 10276, p. 797-804. DOI : 10.1016/S0140-6736(21)00237-3.

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Le fil Docteur Imago

26 Juin

17:07

Le dépistage du cancer du poumon par scanner thoracique à faible dose est associé à une morbidité liée à l’examen très faible, indique un article du JACR. Certains facteurs sociodémographiques, notamment le statut marital, l’emploi et la couverture d’assurance, ainsi que l’appartenance à des populations défavorisées, peuvent augmenter la charge du dépistage et diminuer l'adhésion pour les populations cibles (étude).

12:59

Dans une étude évaluant des examens de scanner et TEP-TDM, trois logiciels d’IA commerciaux ont montré des performances comparables pour la détection des nodules pulmonaires cliniquement pertinents, malgré des différences importantes dans le nombre total de détections et de faux positifs.

7:44

Les réactions croisées d'hypersensibilité entre les produits de contraste iodés non ioniques dépendent principalement de la structure de leurs chaînes latérales, avec un risque particulièrement élevé au sein du groupe comprenant l’iohexol, l’iomeprol, l’ioversol et l’iodixanol, selon une étude présentée dans EJR. « Choisir une alternative issue d’un autre groupe structurel semble être une stratégie efficace pour atténuer la récidive dans des scénarios à haut risque », estiment les auteurs.
25 Juin

16:10

Chez des hommes à haut risque de cancer de la prostate mais dont l'IRM est non suspecte ou équivoque, le PET-CT au [68Ga]Ga-PSMA-11 a permis de détecter les cancers cliniquement significatifs avec une efficacité comparable à celle de la biopsie systématique, indique une étude publiée dans The Lancet Oncology.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR