Cancer du sein

« La tomosynthèse ne rend pas experts les gens qui ne le sont pas »

Brigitte Séradour est radiologue libérale à Marseille (Bouches-du-Rhône) et présidente du centre régional de coordination des dépistages des cancers. Elle emploie la tomosynthèse dont elle apprécie le confort d’utilisation, en restant consciente que ses effets sur la qualité du dépistage restent difficiles à évaluer.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 29/01/20 à 16:00, mise à jour aujourd'hui à 15:14 Lecture 2 min.

« Un radiologue qui n’est pas très bon en dépistage par mammographie 2D ne deviendra pas excellent juste grâce à la 3D », estime Brigitte Séradour. © Jean-Marie Huron/Editing server.com

Docteur imago / Pourquoi les radiologues utilisent-ils la tomosynthèse ? Quels avantages y trouvent-ils ?

Brigitte Séradour / Les radiologues qui utilisent la tomosynthèse pensent que c’est très aidant. On prend l’habitude de voir le sein en coupes et c’est très agréable pour examiner rapidement le volume de la glande mammaire. De plus, c’est facile à utiliser. Auparavant, il fallait refaire des clichés parce qu’il y avait des superpositions. Aujourd'hui, nous sommes tous d’accord pour dire que nous aurions du mal à nous en passer complètement.

D. I. / Est-ce que la tomosynthèse améliore les performances de dépistage ?

B. S. / Pour ma part, je me sers de la tomosynthèse depuis longtemps ; j’ai vu les résultats des études et ce qui se passe chez mes collègues. Quand la tomosynthèse est arrivée, nous avons pensé que ça permettrait aux radiologues d’être plus fiables dans leur diagnostic. Mais je constate qu’un radiologue qui n’a pas une très bonne formation en mammographie de dépistage et q

Il vous reste 75% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

Voir la fiche de l’auteur

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Le fil Docteur Imago

05 Oct

16:21

La présence d'une couronne échogène entourant une masse est associée à une tumeur maligne invasive et correspond à une évolution du carcinome canalaire in situ vers un cancer invasif d'après l'examen histopathologique postopératoire, selon une étude présentée dans Academic Radiology. Toutefois, elle n'apporte guère d'informations supplémentaires utiles aux radiologues sur le plan diagnostique ou pronostique.

14:16

L'apprentissage machine utilisant des caractéristiques radiomiques des tissus adipeux épicardiques est prometteur pour prédire la fibrillation atriale, mais l'hétérogénéité des études sur le sujet freine encore son adoption en pratique clinique. Étude.

7:31

Les injections de corticostéroïdes guidées par échographie pourraient améliorer les résultats rapportés par les patients et réduire les événements indésirables dans le traitement du syndrome du canal carpien, ce qui soutient leur utilisation préférentielle par rapport aux injections guidées par repère anatomique lorsque l’expertise et les ressources nécessaires sont disponibles. (Etude)
02 Oct

12:09

L’IA en radiologie peut réduire le temps de rendu des examens, notamment en radiographie traumatique et en IRM du genou mais la latence de l’infrastructure reste le principal frein à une utilisation clinique efficace (étude).
✕
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR