Cancer du sein

« La tomosynthèse ne rend pas experts les gens qui ne le sont pas »

Brigitte Séradour est radiologue libérale à Marseille (Bouches-du-Rhône) et présidente du centre régional de coordination des dépistages des cancers. Elle emploie la tomosynthèse dont elle apprécie le confort d’utilisation, en restant consciente que ses effets sur la qualité du dépistage restent difficiles à évaluer.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 29/01/20 à 16:00, mise à jour hier à 15:15 Lecture 2 min.

« Un radiologue qui n’est pas très bon en dépistage par mammographie 2D ne deviendra pas excellent juste grâce à la 3D », estime Brigitte Séradour. © Jean-Marie Huron/Editing server.com

Docteur imago / Pourquoi les radiologues utilisent-ils la tomosynthèse ? Quels avantages y trouvent-ils ?

Brigitte Séradour / Les radiologues qui utilisent la tomosynthèse pensent que c’est très aidant. On prend l’habitude de voir le sein en coupes et c’est très agréable pour examiner rapidement le volume de la glande mammaire. De plus, c’est facile à utiliser. Auparavant, il fallait refaire des clichés parce qu’il y avait des superpositions. Aujourd'hui, nous sommes tous d’accord pour dire que nous aurions du mal à nous en passer complètement.

D. I. / Est-ce que la tomosynthèse améliore les performances de dépistage ?

B. S. / Pour ma part, je me sers de la tomosynthèse depuis longtemps ; j’ai vu les résultats des études et ce qui se passe chez mes collègues. Quand la tomosynthèse est arrivée, nous avons pensé que ça permettrait aux radiologues d’être plus fiables dans leur diagnostic. Mais je constate qu’un radiologue qui n’a pas une très bonne formation en mammographie de dépistage et q

Il vous reste 75% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

Voir la fiche de l’auteur

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Le fil Docteur Imago

24 Avr

17:31

Une étude publiée dans Scientific Reports a évalué la capacité de GPT-4o à standardiser les recommandations de suivi à partir de comptes rendus de radiologie, en les comparant à celles de radiologues humains sur 100 cas cliniques. Les résultats montrent que GPT-4o atteint une qualité globale comparable à un radiologue expérimenté et supérieure à un interne.

7:30

En 2024, les radiologues n’ont reçu que 0,76 % des financements de recherche de la part de l’industrie (90,4 millions de dollars), avec une forte concentration sur une minorité d’entre eux. La part de la radiologie dans le financement total a diminué entre 2019 et 2024 (de 1,34 % à 1,06 %), suggérant un soutien limité et en déclin (étude).
23 Avr

15:00

Les nouvelles recommandations du National Comprehensive Cancer Network® préconisent une évaluation des risques basée sur l'IA et d'utiliser des mammographies pour prédire le risque de cancer du sein à 5 ans chez une femme. L'un des changements les plus importants est d'étendre le dépistage des risques par mammographie à partir de 35 ans. (source)

12:57

Une étude signale que depuis le Covid-19 des retards de diagnostic après une mammographie de dépistage revenue anormale s'aggravant chaque année. Certains sous-groupes de femmes, comme celles au chômage ou âgées de 50 à 59 ans, présentent un risque accru de suivi retardé et persistant.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR