Cancer du sein

« La tomosynthèse ne rend pas experts les gens qui ne le sont pas »

Brigitte Séradour est radiologue libérale à Marseille (Bouches-du-Rhône) et présidente du centre régional de coordination des dépistages des cancers. Elle emploie la tomosynthèse dont elle apprécie le confort d’utilisation, en restant consciente que ses effets sur la qualité du dépistage restent difficiles à évaluer.

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Le 29/01/20 à 16:00, mise à jour aujourd'hui à 15:16 Lecture 2 min.

« Un radiologue qui n’est pas très bon en dépistage par mammographie 2D ne deviendra pas excellent juste grâce à la 3D », estime Brigitte Séradour. © Jean-Marie Huron/Editing server.com

Docteur imago / Pourquoi les radiologues utilisent-ils la tomosynthèse ? Quels avantages y trouvent-ils ?

Brigitte Séradour / Les radiologues qui utilisent la tomosynthèse pensent que c’est très aidant. On prend l’habitude de voir le sein en coupes et c’est très agréable pour examiner rapidement le volume de la glande mammaire. De plus, c’est facile à utiliser. Auparavant, il fallait refaire des clichés parce qu’il y avait des superpositions. Aujourd'hui, nous sommes tous d’accord pour dire que nous aurions du mal à nous en passer complètement.

D. I. / Est-ce que la tomosynthèse améliore les performances de dépistage ?

B. S. / Pour ma part, je me sers de la tomosynthèse depuis longtemps ; j’ai vu les résultats des études et ce qui se passe chez mes collègues. Quand la tomosynthèse est arrivée, nous avons pensé que ça permettrait aux radiologues d’être plus fiables dans leur diagnostic. Mais je constate qu’un radiologue qui n’a pas une très bonne formation en mammographie de dépistage et q

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Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

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