Cancer du poumon

« Le programme pilote de dépistage sera engagé courant 2023 »

Responsable du département prévention à l’Institut national du cancer, Frédéric de Bels livre les éléments de réflexion et les échéances de l’implémentation du programme pilote de dépistage du cancer du poumon voulu par la Haute Autorité de santé. En imagerie, les questions en suspens concernent notamment la qualité et les modalités organisationnelles du dispositif.

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Le 19/05/22 à 7:00, mise à jour hier à 15:12 Lecture 4 min.

« Nous avons des questions sur le programme d’assurance qualité qui va accompagner le programme pilote, notamment sur l’interprétation des scanners, la formation des radiologues, les contrôles qualité technologiques, la collecte de données », indique Frédéric de Bels. D. R.

Docteur Imago / La Haute Autorité de santé (HAS) a sollicité l'Institut national du cancer (INCA) pour diriger un programme pilote de dépistage du cancer du poumon. Quels critères doivent encore être définis et quelles questions restent en suspens ?

Frédéric de Bels / Pour établir ce programme, nous allons regarder avec attention les essais qui ont démontré une efficacité sur la mortalité et essayer de définir des critères d’éligibilité : quelles sont les personnes pour lesquelles le dépistage serait le plus efficace ? Et comment les repère-t-on ? Il y a aussi des questions sur les modalités de dépistage : quel protocole faut-il mettre en place ? Combien de scanners et à quelle fréquence ? Sur quelle période ? Un autre point qui nous paraît important concerne le sevrage tabagique qui doit nécessairement être associé au dépistage. Nous ne voudrions pas que des fumeurs se sentent en quelque sorte « protégés » par un scanner négatif qui serait considéré comme un blanc-seing pour continuer

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Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

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  1. massonMieux vaut ne pas faire de commentaire...
    Il y a 4 ans

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