Imagerie d’urgence

Comment optimiser le scanner corps entier des polytraumatisés

Pour Kathia Chaumoître, qui intervenait lors des JFR le 2 octobre 2020, l’optimisation de la prise en charge des patients polytraumatisés se décline dans cinq domaines : l’installation, les protocoles, la dosimétrie, l’interprétation et les indications.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 20/10/20 à 7:00, mise à jour aujourd'hui à 15:05 Lecture 4 min.

Le protocole Split peut être envisagé dans le cadre des polytraumatisés. Il s’agit de réaliser l’injection du produit de contraste iodé en deux fois après un crâne sans injection classique. D. R.

Comment optimiser la prise en charge des polytraumatisés au scanner ? Kathia Chaumoître, chef du service de radiologie et imagerie médicale à l’Hôpital Nord de Marseille, s’est intéressée à cette question lors d’une session dédiée des JFR 2020, le 2 octobre. Deux types de patients sont concernés par le scanner corps entier : le patient critique, qui arrive avec une détresse respiratoire et hémodynamique en réanimation, et le patient potentiellement grave, qui ne présente pas de détresse vitale. Pour la radiologue, l’optimisation de la prise en charge se décline dans cinq domaines : l’installation, les protocoles, la dosimétrie, l’interprétation et les indications.

Bien installer le patient

« Quand on revoit les scanners, beaucoup d’erreurs techniques viennent d’une mauvaise installation du patient », décrit Kathia Chaumoître. Elle cite notamment les cas de superposition de matériel ou de patient non déshabillé. Selon elle, l’installation au scanner est un moment crucial : « Elle doit êtr

Il vous reste 84% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Avatar photo

Benjamin Bassereau

Directeur de la rédaction BOM Presse Clichy

Voir la fiche de l’auteur

Bibliographie

  1. Naulet, P., et coll. « Evaluation of the Value of Abdominopelvic Acquisition without Contrast Injection When Performing a Whole Body CT Scan in a Patient Who May Have Multiple Trauma ». Diagnostic and Interventional Imaging, vol. 94, n° 4, avril 2013, p. 410‑17. DOI.org (Crossref), doi:10.1016/j.diii.2013.01.018.
  2. Eurin, M., et al. « Incidence and Predictors of Missed Injuries in Trauma Patients in the Initial Hot Report of Whole-Body CT Scan ». Injury, vol. 43, n° 1, janvier 2012, p. 73‑77. DOI.org (Crossref), doi:10.1016/j.injury.2011.05.019.

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

17 Avr

16:34

Un centre d’imagerie médicale « de pointe » ouvrira en 2027 à Valence-d’Agen (Tarn-et-Garonne), informe ladepeche.fr

14:33

Une revue systématique publiée dans Radiography conclut au fort potentiel de l’utilisation du jumeau numérique en IRM, notamment en cardiologie et en oncologie, malgré des limites dans les domaines de la formation, de la sécurité et de l’intégration opérationnelle.

7:12

Une étude publiée dans Radiography analyse l’utilisation du modèle d’apprentissage profond Att-U-Net pour segmenter les tissus pulmonaires et les tumeurs à partir d’images PET-CT, afin d’améliorer le diagnostic du cancer du poumon. Les résultats montrent de bonnes performances (DSC 0,81 et IoU 0,69), suggérant que ce modèle pourrait renforcer la précision clinique et faciliter la planification des traitements.
16 Avr

15:41

Mount Sinai est le premier au monde à utiliser le système TheraSphere™ Y-90 « Any Day Dosing », un traitement mini-invasif qui délivre directement des radiations aux tumeurs du foie via le sang. Cette innovation permet de traiter les patients plus rapidement et plus souvent dans la semaine, améliorant ainsi l’accès aux soins et réduisant les délais, annonce un communiqué. 

13:16

Une revue systématique et méta-analyse démontre que la mammographie avec contraste (CEM) présente une très forte valeur prédictive négative pour les asymétries non rehaussées, avec un risque de cancer extrêmement faible. En revanche, la présence de rehaussement est fortement associée à la malignité et permet d’améliorer la stratification du risque.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR