RSNA 2023

La spectroscopie par résonance magnétique : principe, limites et espoirs cliniques

Au RSNA 2023, le radiologue américain Samuel A. Einstein a rappelé les considérations techniques et les défis entourant l'utilisation en clinique de la spectroscopie par résonance magnétique (SRM), permettant de compléter l'IRM par des informations moléculaires. Son confrère Ichiro Ikuta a brièvement présenté dans une revue de cas cliniques différentes applications potentielles de la SRM.

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Le 05/03/24 à 7:00 Lecture 7 min.

« En spectroscopie par résonance magnétique, lorsque l'on supprime le signal des protons de l'eau, tout un univers biochimique composé de différents métabolites s'ouvre à nous », explique Samuel A. Einstein. Capture d'écran | Diaporama Samuel A. Einstein, RSNA 2023

La spectroscopie par résonance magnétique (SRM), technique permettant d'obtenir un spectre de résonance magnétique nucléaire (RMN) des protons des métabolites présents dans un ou plusieurs voxels d'une image IRM, occupe une position paradoxale. Technique à haut potentiel dans les pathologies cérébrales selon ses partisans, elle peine à s'imposer en clinique malgré plusieurs décennies de recherche. Afin d'expliquer la SRM, les causes de sa difficile implémentation clinique ainsi que les raisons d'espérer, le radiologue au Penn State College of Medicine (États-Unis) Samuel A. Einstein est intervenu dans une session dédiée à la SRM au congrès annuel de la Société nord-américaine de radiologie (RSNA 2023), le 27 novembre dernier, à Chicago (États-Unis).

« La SRM reste complexe, mais elle devient plus accessible »

Le conférencier entame sa présentation en prenant le taureau par les cornes : « Dans les conférences traitant de SRM, il y a toujours ce non-dit palpable : « La spectroscopie ex

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Auteurs

François Mallordy

Journaliste rédacteur spécialisé

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