Imagerie de la femme enceinte

« Les risques pour le fœtus peuvent être plus importants si l’examen n’est pas réalisé »

À l’ECR 2023, la radiologue britannique Jeannette Kraft a fait le point sur les risques liés à l’exposition de l’embryon et du fœtus aux rayonnements ionisants. Si les effets déterministes et stochastiques sont documentés et proportionnels aux doses reçues, ils doivent être mis en balance avec les bénéfices des examens quand ces derniers sont justifiés.

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Le 05/04/23 à 15:00, mise à jour le 28/09/23 à 10:17 Lecture 4 min.

L’instinct nous commande d’éviter l’exposition aux rayonnements en cas de grossesse mais celle-ci peut se justifier, explique Jeannette Kraft, en montrant les scanners d’une femme enceinte victime d’un accident de la circulation. Capture d'écran ECR 2023

L’exposition aux rayonnements ionisants peut générer de l’angoisse chez une patiente enceinte. Lors d’une session du Congrès européen de radiologie 2023, Jeannette Kraft, radiologue pédiatrique à l’hôpital universitaire de Leeds, au Royaume-Uni, est revenue sur les risques liés à l’exposition in utero et a prodigué quelques conseils pour aider les radiologues à rassurer les futures mères. « L’anxiété est souvent liée à un manque de connaissances sur le sujet et peut avoir des conséquences malheureuses, telles que l’abandon de l’examen ou l’interruption volontaire de la grossesse », a-t-elle déploré en introduction.

L’exposition peut se justifier

L’instinct nous commande d’éviter l’exposition aux rayonnements en cas de grossesse mais celle-ci peut se justifier, entame-t-elle, en montrant les scanners d’une femme enceinte victime d’un accident de la circulation. « Avec une dose au fœtus de 20 mGy, l’examen a permis de poser un diagnostic de lacérations rénales et spléniques. Une interv

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Auteurs

Jérome Hoff

Rédacteur en chef adjoint BOM Presse Clichy

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