Portrait

Jacques Rémy, une carrière vouée à la transmission et à l’innovation

Figure phare de la radiologie française, fondateur de la Société d'imagerie thoracique et artisan central de l'innovation en imagerie médicale au CHU de Lille, Jacques Rémy enseigne aux internes lillois et à ses confrères avec la même passion depuis plus de 50 ans.

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Le 22/09/23 à 7:00, mise à jour le 11/10/23 à 12:36 Lecture 7 min.

« Il y a quelques années, un ancien interne devenu radiologue m'a confié : « Tous les matins, quand je pars à l’hôpital, je pense à vous. » C'est la plus belle récompense qui soit pour un enseignant. » © François Mallordy

Jacques Rémy, un radiologue né ? On pourrait le croire, au vu des six décennies que cet ancien hospitalier lillois a consacrées et continue de consacrer à la discipline. Présent aux Journées francophones de radiologie (JFR) 2022 pour vulgariser les bases technologiques du scanner à comptage photonique, il prépare encore de temps en temps une heure de cours magistral pour les nouveaux internes de radiologie à Valenciennes (Nord), à presque 90 ans.

L'attrait de la médecine du quotidien

Pourtant, la radiologie n'avait rien d'une évidence pour ce fils unique d'un ingénieur en aciérie et d'une mère au foyer, né en 1933 à Valenciennes. La médecine s'est invitée dans sa vie l'air de rien, à la fin des années quarante. « Pendant mon adolescence, j'étais asthmatique et donc souvent entre les mains des médecins. À cette occasion, j'ai été soigné par un généraliste qui m'a beaucoup impressionné », explique-t-il. Galvanisé par l'exemple de ce docteur du quotidien et attiré par les contacts humai

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Auteurs

François Mallordy

Journaliste rédacteur spécialisé

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Discussion

Commenter cet article
  1. Mickaël OHANAPr Remy est une véritable légende de la Radiologie, et un modèle. Je garde encore en tête son topo mémorable sur la radiographie thoracique à l'heure du scanner, écouté aux JFR quand j'étais CCA : aisance, maitrise et pédagogie ! Merci pour ce beau portrait !
    Il y a 3 ans

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03 Avr

13:30

Une étude publiée dans AJR souligne que les radiologues et l’IA ont atteint une sensibilité sous-optimale pour la détection des anomalies pulmonaires interstitielles (ILA) en radiographie, bien que de haute spécificité. Les résultats ne soutiennent donc pas le dépistage radiographique de l’ILA, qu’il s’agisse d’une interprétation radiologue ou d’une IA.

7:43

La reconstruction avancée tridimensionnelle (AR) améliore significativement la précision diagnostique des fractures des membres par rapport à la radiographie conventionnelle tout en maintenant une haute qualité d’image, conclut une étude publiée dans Emergency radiology. « Son intégration dans les flux de travail des urgences pourrait réduire le besoin d’imagerie supplémentaire et accélérer la prise de décision clinique », selon les chercheurs.

14:09

Un essai contrôlé randomisé multicentrique a évalué si la priorisation des radiographies thoraciques par intelligence artificielle réduisait les délais de diagnostic du cancer du poumon, sans observer d’amélioration significative des délais vers le scanner, le diagnostic, l’orientation ou le traitement. Ainsi, la priorisation des examens par IA dans ce contexte n’apporte pas de bénéfice clinique mesurable, selon une étude publiée dans Nature Medicine.

7:11

Entre 2002 et 2022, l’utilisation de la mammographie chez les femmes américaines n’a pas significativement diminué globalement, malgré une légère tendance à la baisse. Toutefois, des diminutions marquées ont été observées chez certains sous-groupes, notamment les femmes de 40 à 49 ans non assurées, fumeuses ou non hispaniques blanches, soulignant la nécessité de stratégies de dépistage ciblées et adaptées au risque, selon une étude publiée dans Jama Network Open.
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