Système de santé

« La financiarisation n’a pas sa place dans le monde de la santé »

Co-auteur d’une tribune publiée dans le Monde intitulée « La financiarisation du système de soins n’est pas inéluctable », André Grimaldi, professeur émérite en diabétologie à la Pitié-Salpêtrière à Paris et cofondateur du Collectif Inter-Hôpitaux, livre son point de vue sur le phénomène de financiarisation et plaide pour la création d’un nouveau système de santé basé sur l’hôpital public, le privé non lucratif et la participation des libéraux à la permanence des soins.

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Le 28/02/24 à 15:00, mise à jour le 15/03/24 à 15:45 Lecture 5 min.

André Grimaldi plaide pour la création d’un nouveau système de santé basé sur l’hôpital public, le privé non lucratif et la participation des libéraux à la permanence des soins. D.R.

Docteur Imago / Pourquoi souhaitiez-vous alerter le grand public sur la financiarisation de la santé dans votre tribune ? André Grimaldi / La raison c’est que l’on est à un tournant du système de santé. Il y a eu la crise de la Covid et des discours importants du président de la République, (Emmanuel Macron NDLR), avant les vaccins. Et puis tout est retombé, et il y a eu une élection présidentielle en 2022 sans aucun débat sur la santé. Après la crise Covid, nous avions besoin de ce débat sur la refondation mais malheureusement il n’a pas eu lieu. En France, nous avons hérité d’un système de santé mixte en silos public et privé, ce qui explique qu’il soit aussi coûteux. Notre système est mixte à la fois pour la prestation des soins, pour le financement et pour la gestion. Or, nous avons une crise chronique liée à cette structure inadaptée à la fois aux urgences, aux maladies chroniques et à la prévention. Et comme la nature a horreur du vide, la privatisation de développe sous forme

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Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

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