Cancer du sein

« La tomosynthèse sera vraiment intéressante quand on n’exposera pas deux fois les femmes aux rayonnements »

Luc Ceugnart dirige le département d’imagerie médicale du centre de cancérologie Oscar-Lambret (Lille). Selon lui, la tomosynthèse pourrait remplacer la mammographie dans le dépistage, à condition de dépasser le problème de la dose et l’hétérogénéité entre les appareils.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 28/01/20 à 8:00, mise à jour aujourd'hui à 14:16 Lecture 4 min.

« L'utilisation de la tomosynthèse dans le dépistage pose notamment un problème au niveau de la communication avec les patientes car beaucoup de femmes ne savent pas qu’elles passent cet examen et qu’on les expose plus aux rayonnements », juge Luc Ceugnart. © Centre Oscar-Lambret

Docteur imago / En tant que radiologue spécialisé en sénologie, dans quel contexte utilisez-vous la tomosynthèse ?

Luc Ceugnart / Au centre Oscar-Lambret, nous utilisons la tomosynthèse dans le cadre du suivi du cancer du sein, en diagnostic si la patiente se présente avec un symptôme, et en examen complémentaire pour remplacer le cliché localisé. Dans le dépistage organisé, la tomosynthèse est autorisée en cliché complémentaire ou en diagnostic. Si on trouve quelque chose dans les clichés de mammographie standard, on peut faire une tomosynthèse puisque ce sont des clichés complémentaires.

D. I. / Constatez-vous une valeur ajoutée de la tomosynthèse ?

L. C. / C’est une belle technique qui montre des bénéfices, notamment pour améliorer le taux de détection et diminuer le taux de rappel, comme le rapporte l’évaluation de la Haute Autorité de santé (HAS). Personnellement, je fais de la tomosynthèse depuis 2010, notamment pour me conforter dans mon analyse des clichés 2D. C’est une techniqu

Il vous reste 84% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

Voir la fiche de l’auteur

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Le fil Docteur Imago

20 Mar

16:18

Le congrès du Groupe francophone de radiothérapie en urologie (GFRU), aura lieu du 26 au 27 mars au centre de congrès de Lyon (69).

13:00

Une méta-analyse publiée dans European Radiology montre que les systèmes d’intelligence artificielle basés sur le deep learning détectent le cancer de la prostate cliniquement significatif avec une performance comparable à celle des radiologues, avec une légère supériorité en spécificité. L’IA pourrait donc améliorer potentiellement la précision et réduisant les biopsies inutiles grâce à un affinement plus approfondi du modèle.

7:11

Une enquête menée par la société européenne d'imagerie mammaire (EUSOBI) démontre que, malgré des aspects procéduraux très variés dans la biopsie mammaire à aiguille centrale guidée par échographie, des niveaux de stérilité perçus plus élevés ne sont pas associés à une diminution des infections. L'étude met en lumière l'importance de réduire en toute sécurité l’utilisation des ressources et l’impact environnemental.
19 Mar

16:00

La réponse de perfusion à l’adénosine semble être spécifique à chaque organe, conclut une étude parue dans JNM. L’adénosine augmente la perfusion au niveau du cœur, du foie, du côlon et du duodénum, tandis que la perfusion est réduite par l’adénosine dans le cerveau, la rate, les reins, le muscle squelettique et l’os, écrivent les chercheurs.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR