Neurodégénérescence et graisse viscérale

Une association découverte entre la graisse viscérale et les plaques amyloïdes chez des personnes à la cognition normale

Le ratio graisse viscérale/graisse sous-cutanée est associé avec le ratio de valeur de fixation normalisée (SUVR) d'un radiotraceur se liant aux plaques amyloïdes dans la substance blanche du précuneus gauche, selon une étude qui sera présentée le lundi 27 novembre 2023 lors du congrès annuel de la RSNA. Ces résultats suggèrent que limiter l’obésité des personnes d'âge moyen pourrait diminuer le risque de maladie d'Alzheimer.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 27/11/23 à 7:00, mise à jour le 27/01/25 à 12:03 Lecture 4 min.
Cette figure montre une neuroinflammation accrue (couleurs jaunes) associée à une plus grande quantité de graisse cachée (graisse viscérale) dans la cohorte de 54 participants âgés en moyenne de 50 ans dans la substance blanche du cerveau. Les couleurs vertes correspondent à la substance blanche normale.

Les chercheurs ont identifié une inflammation accrue (en jaune) associée à une plus grande quantité de graisse viscérale dans la cohorte de 54 participants âgés en moyenne de 50 ans dans la substance blanche du cerveau. Les couleurs vertes correspondent à la substance blanche normale. © RSNA

À l'occasion du congrès annuel de la Radiological Society of North America (RSNA), ce lundi 27 novembre, la radiologue Mahsa Dolatshahi, post-doctorante à l'université Washington de Saint-Louis (Missouri), présentera lors d'une session de présentations de posters en neuroradiologie de 9 heures à 9 h 30, heure de Chicago (16 heures à 16 h 30 heure de Paris) des résultats d'une étude liants la graisse viscérale avec la présence de protéines typiques de la maladie d'Alzheimer chez les personnes d'âge moyen à la cognition normale. Signe de l'importance donnée à ces résultats par la RSNA, cette dernière les a mis en avant dans un communiqué de presse paru le 20 novembre.

Des sujets entre deux âges soumis à une batterie de tests

D'après l'abstract de la présentation, qui concerne une recherche dont de premiers résultats sont parus début août dans Aging and Disease [1], Mahsa Dolatshahi et ses collègues ont recruté 34 personnes d'âge moyen – 40 ans à 60 ans – à la fonction cognitive normale

Il vous reste 83% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

François Mallordy

Journaliste rédacteur spécialisé

Voir la fiche de l’auteur

Bibliographie

  1. Dolatshahi M., Commean P. K., Rahmani F. et coll., « Alzheimer Disease Pathology and Neurodegeneration in Midlife Obesity: A Pilot Study », Aging and Disease, 3 août 2023. DOI : 10.14336/AD.2023.0707.

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Le fil Docteur Imago

26 Juin

17:07

Le dépistage du cancer du poumon par scanner thoracique à faible dose est associé à une morbidité liée à l’examen très faible, indique un article du JACR. Certains facteurs sociodémographiques, notamment le statut marital, l’emploi et la couverture d’assurance, ainsi que l’appartenance à des populations défavorisées, peuvent augmenter la charge du dépistage et diminuer l'adhésion pour les populations cibles (étude).

12:59

Dans une étude évaluant des examens de scanner et TEP-TDM, trois logiciels d’IA commerciaux ont montré des performances comparables pour la détection des nodules pulmonaires cliniquement pertinents, malgré des différences importantes dans le nombre total de détections et de faux positifs.

7:44

Les réactions croisées d'hypersensibilité entre les produits de contraste iodés non ioniques dépendent principalement de la structure de leurs chaînes latérales, avec un risque particulièrement élevé au sein du groupe comprenant l’iohexol, l’iomeprol, l’ioversol et l’iodixanol, selon une étude présentée dans EJR. « Choisir une alternative issue d’un autre groupe structurel semble être une stratégie efficace pour atténuer la récidive dans des scénarios à haut risque », estiment les auteurs.
25 Juin

16:10

Chez des hommes à haut risque de cancer de la prostate mais dont l'IRM est non suspecte ou équivoque, le PET-CT au [68Ga]Ga-PSMA-11 a permis de détecter les cancers cliniquement significatifs avec une efficacité comparable à celle de la biopsie systématique, indique une étude publiée dans The Lancet Oncology.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR