Neuroradiologie interventionnelle

« Les PRS nous font perdre du temps dans l’organisation territoriale de la thrombectomie »

Comment les PRS 2023-2028 publiés par les ARS ont-ils été accueillis par la profession dans le domaine de la neuroradiologie interventionnelle et de la radiologie interventionnelle, au cadre législatif rénové ? Jérôme Berge, neuroradiologue interventionnel au CHU de Bordeaux et membre du bureau de la Société française de neuroradiologie (SFNR), affirme que ceux-ci induisent un retard dans le déploiement de la thrombectomie.

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Le 16/01/24 à 7:00, mise à jour le 19/01/24 à 17:00 Lecture 4 min.

« Certaines ARS moins rigides nous ont fait confiance, ce qui a permis l'ouverture réussie de premiers centres de thrombectomie, comme ceux de Pau et Bayonne », indique Jérôme Berge. D. R.

Docteur Imago / Les nouveaux projets régionaux de santé (PRS) pour 2023-2028 ont été dévoilés par les agences régionales de santé (ARS) en 2023. Ils introduisent notamment des objectifs d'implantations selon les deux nouvelles mentions d'activité en neuroradiologie interventionnelle (NRI). Pouvez-vous en résumer l'objectif et la nature ? Jérôme Berge / L'activité de NRI dispose d'un régime d'autorisation depuis 2007, associé à une obligation de formation à cette activité, car la NRI coûte cher et les tutelles veulent contrôler les ouvertures de centres. En 2015, l'arrivée de la thrombectomie a doublé l'activité des services, et nous a obligé à organiser une permanence de soins, et donc à étoffer les équipes pour la rendre supportable. Mais, en raison de la prise en charge rapide que la thrombectomie implique, rester sur une organisation de 36 centres experts, surtout des CHU, ne permettait pas d'assurer l'égalité d'accès aux soins des patients. Le décret de janvier 2022 a donc intro

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Auteurs

François Mallordy

Journaliste rédacteur spécialisé

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